Harry Potter 7 (2) fiction 2

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Premier jour d’école

  

  

H

arry, Ron et Hermione prenaient leur petit-déjeuner à la table des Gryffondor lorsque les directeurs des quatre maisons distribuèrent les emplois du temps.

ça commence bien ! s’exclama Ron. Potions et Défense Contre les Forces du Mal le même jour. Heureusement que Rogue n’est plus là…Ouf ! Demain matin, on a que Métamorphose.

─ Moi, j’ai en plus Les Runes Anciennes, dit Hermione qui examinait soigneusement son emploi du temps.

─ Harry, tu crois que McGonagall va nous favoriser cette année.

─ Oh je ne crois pas Mr Weasley, intervint McGonagall qui venait de reprendre forme humaine après avoir pris l’apparence d’un chat. Potter, je vous annonce que les sélections pour le Quidditch auront lieu dans une semaine.

McGonagall s’éloigna rapidement.

─ Je ne suis pas sûr de jouer au Quidditch cette année, dit calmement Harry.

─ Quoi ! On a besoin de toi ! sursauta Ron. Tu es notre capitaine et tu es le meilleur attrapeur de tous les temps ! Sans toi, on n’a aucune chance.

─ Non, regarde l’année dernière, vous avez écrasé Serdaigle sans moi.

─ Mais tu adores le Quidditch, intervint Hermione. Tu dois continuer. Pense à ce que McGonagall a dit hier soir ; tu ne vas pas passer toutes tes journées à chercher les Horcruxes. Il faut aussi qu’on garde du temps pour se détendre et faire ce qu’on aime.

─ Se détendre ! T’es bien placée pour dire ça, dit Ron. Tu…

Mais Ron n’en dit pas plus de peur de vexer Hermione.

─ Vous avez raison. De toute façon je n’ai jamais eu complètement l’intention d’arrêter, les rassura Harry.

Lorsque Harry, Ron et Hermione descendirent au cachot pour leur premier cours de Potions, le professeur Slughorn les attendait et accueillit Harry avec un grand sourire.

─ Et voilà mon champion de Potions ! s’exclama Slughorn.

─ Comment vas-tu faire sans le livre de Potions du Prince ? demanda Ron qui préférait toujours employer ce nom que celui de Rogue.

─ Je me débrouillerai comme je peux. Tant pis, Slughorn sera déçu mais je ne veux plus jamais utiliser le livre de Rogue.

─ Ne vous-en faites pas, les rassura Hermione. Je vous aiderai tous les deux.

A la fin du cours, Slughorn passa voir le contenu des chaudrons.

─ Pas mal, Mr Weasley, vous avez bien progressé, dit Slughorn de son ton toujours jovial. Oh ! Qu’est-ce que je vois là ! Harry, vous m’aviez habitué à mieux. Mais enfin pour une rentrée, ce n’est pas si mal ! Ah, ah ! Voilà une potion réussie ! Félicitations Miss Granger. J’accorde dix points à Gryffondor. Et bonne nouvelle, j’organise une petite soirée pour les habitués ce soir, pour fêter la rentrée.

─ Parfait, dit Harry à Ron et Hermione, je vais en profiter pour lui poser quelques questions pour savoir s’il peut faire partie de l’Ordre du Phénix.

─ Pourquoi, on n’a pas besoin de lui à tout prix, répondit Ron.

─ Plus on est nombreux, mieux c’est. Et puis il a été professeur de Voldemort et a toujours été directeur de Serpentard, donc il connaît la plupart des Mangemorts.

Après le déjeuner, Harry, Ron et Hermione se rendirent au cours de Défense Contre les Forces du Mal en compagnie de Neville.

─ Ne sois pas anxieux Neville, dit Harry. On connaît bien Maugrey maintenant et on s’est entraîné toutes les vacances à lancer des sorts.

Maugrey avait préparé une séance sur les sorts informulés et après cinq minutes de théorie, ils passèrent à la pratique. Une nouvelle fois, Hermione était la plus douée et devait aider Ron.

Une fois le dîner terminé, Harry, Ron et Hermione allèrent se changer dans leur dortoir. Ron, bien sûr, était invité par Hermione. Ils rejoignirent Neville dans le bureau de Slughorn où se trouvaient déjà la majorité des invités.

─ On te laisse aller le voir Harry. Slughorn t’aime beaucoup. On te surveillera de loin.

─ Et n’oublie pas de lui parler de l’atout qu’il serait s’il rejoignait nos rangs, conseilla Hermione qui aurait bien aimé l’accompagner.

En attendant, Ron et Hermione dégustèrent des biscuits à la citrouille. Certains venaient de chez Honeydukes, une boutique de Pré-au-lard. Ils eurent le temps de goûter chaque sorte de friandise et de discuter avec plusieurs élèves de l’A.D.

─ Alors, qu’est-ce qu’il a dit ? demanda Ron, impatient lorsque Harry les rejoignit.

Ils se trouvaient à présent dans la salle commune. Harry n’avait pas voulu leur raconter au milieu de la foule.

─ Il est d’accord pour faire partie de l’Ordre, répondit Harry.

─ Génial ! s’exclama Hermione. Il pourra nous parler des Horcruxes et nous apprendre plein de choses sur les Mangemorts.

─ Pourquoi a-tu mis si longtemps pour le convaincre, demanda Ron.

─ Au début, j’ai l’impression qu’il ne voulait pas prendre de risque. Mais finalement, j’ai réussi à le convaincre qu’il serait plus en sécurité avec l’Ordre. On en parlera à la prochaine réunion.

Harry était satisfait de leur première journée de cours. Les élèves l’avaient bien accueillis, il allait poursuivre le Quidditch et l’Ordre allait compter une personne de plus dans ses rangs.

 

 

 

 

 

 

 

6

Botanique

   
E

n accord avec l’Ordre, le professeur McGonagall avait demandé aux directeurs de chaque maison de tenter de recruter de nouveaux membres pour l’A.D. Pendant la semaine, Harry observa quelques entraînements de Quidditch ouverts à tous et il avait remarqué un élève de première année qui volait et jouait particulièrement bien. Le vendredi, le dernier jour d’entraînement, Harry alla lui parler.

            ─ Waouh, tu es Harry Potter !

            ─ Oui, c’est moi, répondit Harry un peu gêné. Et toi, tu es ?

            ─ Je m’appelle Joe et je suis à Gryffondor aussi.

            Harry, Ron et Hermione avait entendu parler d’un Joe qui avait un certain talent en botanique, d’après le professeur Chourave. Mais il préféra ne pas lui en parler tout de suite et l’interrogea sur le Quidditch.

─ Tu as déjà joué au Quidditch avant de venir à l’école ? lui demanda Harry.

─ Oui, répondit-il. Mon frère m’a expliqué les règles et je jouais avec des amis.

─ Ah ! Tu as un frère  à l’école ?

─ Oui, c’est Neville qui est dans ta classe.

─ Quoi ! s’exclama Harry, ébahi. Neville a un frère et il ne m’en a jamais parlé ! Mais alors, je suis sûr que c’est toi le génie en botanique ! Ton frère Neville, aussi, est fort en botanique.

─ Oui, il est doué en ce domaine. C’est lui qui m’a donné quelques bases, répondit le frère de Neville, un peu gêné.

─ Je suppose que tu vas t’inscrire pour les sélections ?

─ Oui, j’espère que je vais faire partie de l’équipe.

─ Tu as de bonnes chances si tu voles de la même manière le jour des sélections.

─ Au fait, je me suis inscrit à l’A.D. aujourd’hui.

─ C’est courageux de t’y être inscrit dès la première année. Tu verras, on y apprend plein de choses. Mais cela va être dangereux cette année. C’est peut-être un peu tôt pour s’inscrire.

─ C’est à cause de ce que Voldemort a fait à mes parents.

─ Je comprends. N’oublie pas que la première réunion pour les premières, deuxièmes et troisièmes années aura lieu lundi.

─ D’accord, je serai là.

Harry, Ron et Hermione se retrouvèrent dans la Grande Salle pour le dîner.

─ J’ai parlé au petit génie en botanique … commença Harry en attendant la réaction d’Hermione.

─ C’est vrai ! s’exclama Hermione. J’aimerai bien lui parler. Je vais peut-être prendre des cours supplémentaires pour me mettre à son niveau.

─ Quoi, tu veux rire ! explosa Ron. T’es la meilleure dans toutes les matières.

─ Non je n’ai eu qu’Efforts Exceptionnels en Défense Contre les Forces du Mal. Harry m’a battue. Il a eu « Optimal ».

─ C’est bien toi qui disait qu’il fallait savoir se détendre, non ? , dit Ron narquois. Au fait, Harry m’a dit que ce petit génie était très doué au Quidditch. Tu pourrais prendre des cours supplémentaires.

─ Ne mélange pas les divertissements et le travail, Ron.

Harry toussota.

─ Je peux finir ma phrase ? dit-il doucement. Je disais donc que j’ai parlé au petit génie en botanique…Figurez-vous que c’est le frère de Neville.

─ Hein ? s’écrièrent en cœur Ron et Hermione. Neville a un frère !

─ Mais il ne nous l’a jamais dit ! s’écria Ron. Pourquoi ?

─ Qu’y-a-t-il ? Hermione, demanda soudain Harry.

Hermione était visiblement perplexe et quitta soudain la table en courant.

─ Je reviens. Attendez-moi là !

─ Elle n’a toujours pas changé, dit Ron.

Seulement cinq minutes après avoir laissé Harry et Ron, Hermione revint l’air ravi avec un livre à la main.

─ Et voilà, dit-elle d’une voix essoufflée en leur montrant une photo dans le livre qu’elle leur tendit.

─ Voilà quoi ? demanda Ron qui ne comprenait pas pourquoi Hermione était si excitée.

─ Harry, dis-moi que tu as compris, demanda Hermione avec espoir.

Quelques secondes après, un sourire s’afficha sur le visage d’Harry.

─ Hermione, tu es géniale ! Regarde, Ron. Cette photo représente Godric Gryffondor. Et regarde son poignet. Il porte le bracelet que portait la grand-mère de Neville lorsqu’on l’a vue à l’hôpital l’année dernière. Mais au fait pourquoi as-tu pensé tout à coup à Godric Gryffondor ? demanda-t-il à Hermione.

─ Grâce à Joe et Neville, répondit Hermione qui était ravie d’expliquer son raisonnement. On sait que Neville a des difficultés à l’école à part en botanique où il est très doué. Et apparemment son frère aussi serait très fort dans ce domaine. Alors je me suis dis que cela devait être de famille. Et j’ai tout de suite pensé à Godric Gryffondor car lui aussi était extrêmement doué en botanique. Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ! s’exclama Hermione.

─ Encore fallait-il savoir que Gryffondor avait un don en botanique, intervint Ron.

─ Je l’ai lu dans les livres, répondit Hermione. Je pense que le bracelet est un Horcruxe.

Hermione se tourna vers Harry.

─ Je pense aussi, répondit celui-ci. Dumbledore pense que Voldemort veut posséder un objet cher aux fondateurs de Poudlard. Ce bracelet qui appartenait à Godric Gryffondor est donc une cible parfaite.

─ Et c’est la grand-mère de Neville qui le porte ! dit Ron sceptique. C’est étonnant, non ?

─ Oui, c’est étrange, admit Hermione mais peut-être que ça arrange Voldemort.

─ Il faut en parler à Neville, dit Harry. Il sait peut-être quelque chose. Mais je vais d’abord voir le professeur McGonagall pour organiser une réunion de l’Ordre.

─ Harry, est-ce qu’on peut venir avec toi ? demanda Ron. C’est quand même l’idée d’Hermione !

─ D’accord.

Ce fut Hermione qui expliqua sa théorie au professeur McGonagall qui préféra attendre le lendemain pour organiser une réunion exceptionnelle de l’Ordre. Hermione écrivit la date du rendez-vous sur les pièces d’argent ensorcelées pour mettre l’Ordre au courant.

La nuit fut agitée pour Harry qui était excité à l’idée de détruire un Horcruxe.

    

7

Visite chez la grand-mère

   
L

e lendemain, Harry, Ron et Hermione passèrent la matinée à faire leur devoir dans la bibliothèque puis Harry et Ron s’entraînèrent au Quidditch pendant l’après-midi. Vers 17 heures, ils retrouvèrent Hermione, dans la salle commune, qui était en train de parler à Neville. Celui-ci était visiblement très inquiet.

─ Qu’est-ce qu’il t’arrive Neville ? demanda Ron.

─ Hermione vient de me dire que je dois aller à la réunion de l’Ordre ce soir ? dit Neville d’une voix tremblante.

─ Oui, répondit Harry. Nous pensons avoir trouvé une piste pour un Horcruxe. Et…nous devons parler de ta grand-mère.

─ Quoi ! Qu’est-ce qu’il se passe ? bégaya Neville très inquiet.

─ Ne t’inquiète pas Neville, le rassura Hermione. Elle n’est pas en danger. Mais nous te raconterons tout ce soir quand tout le monde sera là.

Ils allèrent ensemble dans la Grande Salle pour aller dîner puis montèrent à la Salle-sur-Demande. Tout le monde était présent, ainsi que Slughorn qui avait été accepté à l’unanimité par l’Ordre. Seul Mr Weasley manquait à l’appel.

─ Bonjour, commença le professeur McGonagall. Nous n’avions rendez-vous que mardi mais Miss Granger va vous présenter une hypothèse qui a retenu mon attention.

Hermione rougit un peu et exposa sa théorie aux autres. Lorsqu’elle eut terminé, Lupin prit la parole :

─ Il faudrait qu’on aille voir dès demain la grand-mère de Neville. Est-ce que vous pourriez nous y conduire demain, Neville ?

Neville, rouge écarlate répondit d’une voix à peine perceptible.

─ Euh oui. Mais ma grand-mère m’a laissé un souvenir sous forme de potion à lire dans une Pensine…C’est au sujet de la torture de mes parents. Cela peut vous être utile. Mais je ne l’ai jamais regardé.

─ Vous l’avez ici à l’école ? demanda Maugrey.

─ Oui,…Il est dans ma valise.

─ Allez-nous le chercher, s’il vous plaît, et rejoignez-moi dans mon bureau, dit McGonagall.

Ils s’y rendirent tous et attendirent le retour de Neville. Celui-ci revint peu de temps après avec un flacon que Maugrey versa dans la Pensine.

─ Allons-y, dit McGonagall.

─ Je crois que Neville préfèrerait rester là, intervint Harry qui avait remarqué l’expression de terreur sur le visage de Neville.

─ Pas de problème, dit McGonagall. Je comprends.

Tour à tour, ils s’approchèrent de la Pensine et touchèrent l’étrange substance visqueuse gisant à l’intérieur. Ils arrivèrent les uns après les autres dans une maison.

─ C’est la maison des Londubat, dit Maugrey.

La grand-mère de Neville était cachée dans une armoire. Au milieu de la pièce se trouvaient trois corps étendus. Harry reconnut les parents de Neville. Voldemort ordonna à Barty Croupton Junior ─ qui portait la cagoule des Mangemorts ─ de torturer les parents de Neville. Voldemort s’avança vers le troisième corps que Harry ne connaissait pas.

─ Avada Kedavra !

Voldemort venait de tuer la personne qu’ils ne connaissaient pas. Puis, il lança un sort sur le bracelet du père de Neville et un éclair jaillit. Soudain, un grand bruit éclata. Dumbledore venait de faire irruption dans la pièce en transplanant. Voldemort ainsi que Barty Croupton Junior prirent la fuite. Dumbledore se pencha sur les corps étendus à terre. Ce devait être la fin du souvenir car ils furent rejetés à l’extérieur de la Pensine.

─ Nous avons la preuve que le bracelet est bien un Horcruxe, déclara Slughorn.

Harry, Ron et Hermione étaient choqués et évitèrent le regard de Neville.

─ Neville, il faut que nous allions voir votre grand-mère demain car son bracelet est un Horcruxe, dit gravement le professeur McGonagall. Vous nous conduirez demain chez votre grand-mère. Alastor, Remus et Potter nous accompagneront.

Etant donné l’heure tardive, la réunion de l’A.D. avait été annulée. Ils regagnèrent la salle commune, sauf Hermione qui avait fait un détour par les cuisines.

─ Je ne suis pas mécontent de rester ici demain, dit Ron lorsqu’elle fut revenue.

─ Moi non plus, dit-elle encore sous le choc. C’était absolument horrible.

─ Pauvre Neville, murmura Harry.

Ils allèrent se coucher peu de temps après.

Cette nuit-là, tous les trois ainsi que Neville mirent beaucoup de temps à s’endormir. Ils revoyaient la scène où Barty Croupton Junior lançaient le sort Endoloris sur les Londubat et leur ami qui se faisait tuer par Voldemort.

Le lendemain, Harry, Ron et Hermione rejoignirent Neville au petit-déjeuner. Harry et Neville avaient rendez-vous à neuf heures à la Salle-sur-Demande.

─ Vous ferez bien attention, leur dit Hermione, anxieuse. Ne prenez pas de risques.

─ Tout se passera bien, dit Harry. Maugrey, Lupin et McGonagall seront là pour nous protéger.

Harry et Neville quittèrent Ron et Hermione qui finissaient leur petit-déjeuner.

─ Tu crois que Voldemort ou des Mangemorts seront là-bas pour protéger le bracelet ? demanda Ron.

─ Je ne pense pas, répondit Hermione qui était tout de même inquiète.

Finalement, elle aurait préféré les accompagner car elle aurait été moins inquiète en les accompagnant qu’en les attendant.

─ Le bracelet appartenait au père de Neville, poursuivit Hermione. Donc sa grand-mère ne voudrait pour rien au monde s’en séparer. C’est pour cela que Voldemort n’a pas essayé de le lui voler. Il sait que son Horcruxe est en sûreté avec la grand-mère de Neville. Donc je pense qu’il ne le protège pas vraiment.

Harry, Maugrey, Lupin, McGonagall et Neville partirent vers Pré-au-lard.

─ Vous êtes prêt à transplaner ? demanda Maugrey.

─ Oui, répondirent Harry et Neville qui avaient obtenu leur permis au début de l’été.

Ils transplanèrent et atterrirent dans une rue de Londres, non loin de l’hôpital pour sorcier, Ste Mangouste.

─ C’est cette maison, dit Neville.

McGonagall frappa et une vieille femme leur ouvrit. Elle parut surprise de voir Neville et reconnut Harry.

─ Bonjour, dit McGonagall. Je suis la directrice de Poudlard et une affaire importante nous amène. Je vais laisser Neville vous expliquer.

Neville, aidé d’Harry, expliqua la situation. La grand-mère parut effrayé de posséder un tel objet sur elle et le remit immédiatement à McGonagall qui le détruisit sur le champ grâce à un sortilège qu’Harry ne connaissait pas.

Dès leur retour à Poudlard, Ron et Hermione demandèrent à Harry et Neville les détails de leur expédition. Harry était heureux et excité de leur mission accomplie.

─ Il ne reste donc plus que trois Horcruxes, dit Ron.

Le soir, l’Ordre invita tous les membres de l’A.D. à leur réunion afin de les tenir au courant des récents événements. La nuit, Harry fit un cauchemar qu’il faisait souvent, dans lequel il voyait Nagini et Voldemort dans le cimetière où celui-ci était revenu à la vie mais Harry n’en parla  qu’à Ron et Hermione.

 

                                      

8

Elfes

   
L

e lendemain, une certaine agitation régnait dans les salles de cours. Les membres de l’A.D. étaient particulièrement excités après la réunion de la veille. Et puis, le grand jour des sélections pour le Quidditch arrivait. Le lendemain, Harry allait devoir sélectionner les joueurs de Gryffondor. Les professeurs essayaient bien de maintenir le silence dans leurs cours mais seule le professeur McGonagall y parvenait réellement. Après l’habituelle séance d’entraînement de l’A.D. - et la descente aux cuisines d’Hermione - Harry et Ron se couchèrent en pensant à la dure journée qui les attendait le lendemain.

Au beau milieu de la nuit, Harry se réveilla en sursaut. Quelqu’un tirait sur ses couvertures. Il prit sa baguette et prononça : « Lumos ».

─ Dobby ! s’écria-t-il. Tu m’as fait une de ces peurs !

L’elfe de maison fixait Harry avec ses deux immenses yeux verts. Il portait toujours les chapeaux qu’Hermione avait cousus l’année précédente.

─ Dobby est désolé, Monsieur. Dobby ne voulait pas effrayer Harry Potter.

─ C’est pas grave…

Dobby le regardait fixement avec ses grands yeux.

─ Alors, comment vas-tu ?

─ Dobby est très content de travailler à Poudlard, Monsieur. D’ailleurs, Dobby a une grande nouvelle à vous annoncer. Les elfes veulent rejoindre l’A.D. !

─ C’est vrai ! s’écria Harry étonné. Ce serait génial ! Il faudra que j’en parle à l’Ordre. Mais…C’est Hermione qui vous a mis ça dans la tête ? demanda Harry, soupçonneux.

─ Non, Monsieur. Lors de nos réunions de la S.A.L.E., Miss Granger nous a appris à prendre des initiatives.

Harry se tourna vers le lit de Ron et vit qu’il  était  réveillé. Ron était consterné par ce qu’il venait d’entendre.

─ Quoi ! C’était donc pour ça qu’elle descendait dans les cuisines. D’un autre côté, si on pouvait rallier tous les elfes dans notre camp, nous aurions un certain avantage, dit Ron qui essayait de voir le point positif.

─ Miss Granger ne fait pas que ça dans les cuisines.

─ Hein ! Et qu’est-ce qu’elle fait ? demanda Ron de plus en plus intrigué ... Eh ! Arrête Dobby, tu vas te faire mal.

Dobby était en train de se taper la tête contre le mur.

─ Dobby avait promis à Miss Granger qu’il ne dirait rien.

─ Mais tu n’as rien dit, dit Harry qui voulait le calmer. De toute façon, on lui fait confiance.

─ Ouais, si tu le dis, dit Ron.

Dobby partit en claquant des doigts et Harry entendit Ron marmonner pendant qu’ils se recouchaient : « Ah, cette Hermione, quand même ! ».

Le lendemain, Harry et Ron rejoignirent Hermione à la table des Gryffondor.

─ Dis donc, Hermione, c’est quoi cette histoire de S.A.L.E., dit Ron d’un ton qu’il essayait de rendre calme.

─ De quoi parles-tu ?

─ Dobby nous a tout dit.

─ Quoi ! Il t’a dis que…

Elle s’arrêta en se doutant bien que Dobby n’avait pas trahi son secret.

─ Il t’a juste parlé de la S.A.L.E., ce n’est pas un secret. Cette année, les elfes sont bien plus motivés.

─ On a remarqué. Figure-toi qu’ils veulent entrer dans l’A.D.

─ C’est vrai ! s’exclama Hermione, tout d’abord réjouie. Mais ils ne doivent pas se battre avec nous. Ils vont se blesser.

─ Nous verrons ce que l’Ordre en pense, dit Harry qui s’inquiétait aussi de la sécurité des elfes. Tu viens Ron, il faut que nous allions sur le stade.

─ Tu regardes les sélections Hermione ? demanda Ron.

─ Oui, bien sûr.

Harry remarqua que Ron était légèrement moins stressé que l’année précédente. Harry avait déjà une idée des joueurs qui composeraient son équipe. Ron, bien sûr serait sélectionné, sauf catastrophe, au poste de gardien ainsi que Ginny, Dean, Demelza Robins qui faisaient déjà partie de l’équipe l’an passé. Il restait à définir les batteurs.

Le premier exercice consistait à faire un tour de stade, ce qui élimina une partie des concurrents, notamment la plupart des premières années. Ensuite, ils s’entraînèrent à des exercices spécifiques à chaque poste. Les poursuiveurs présents l’année passée étaient de loin les meilleurs. La seule difficulté résidait aux choix des batteurs. Finalement, Jimmy Peakes fut conservé mais Joe Londubat pris la place de Richie Coote qui, pourtant était un bon batteur. Mais Joe était excellent. Ron et McLaggen s’étaient bien débrouillés mais Harry choisit Ron. De plus, personne ne voulait de McLaggen dans l’équipe.

─ Pourquoi ? T’as encore choisi Ron ?! s’exclama McLaggen. On était aussi forts.

─ Oui, c’est vrai, mais rappelle-toi l’année dernière, tu nous as fait perdre le seul match que tu as joué et tu créais une mauvaise ambiance dans l’équipe.

McLaggen, vexé, lui lança un cognard dans la tête. Hermione qui se trouvait sur le terrain avec les autres joueurs de l’équipe, prit la batte de Joe Londubat et frappa de toutes ses forces dans un cognard qui se dirigeait vers eux. Le cognard percuta McLaggen en pleine tête, ce qui l’assomma.

─ Ouah ! Comment t’as fait ça ! s’exclama Ron, admiratif. Tu vises super bien !

Des élèves allèrent à l’infirmerie prévenir Mme Pomfresh que McLaggen s’était pris malencontreusement un cognard en pleine tête.

Au dîner, les Gryffondor ne parlaient que des sélections.

─ Eh, Hermione ! Tu pourrais jouer au Quidditch, dit Seamus. Ce coup de cognard était formidable.

─ Et en plus, tout le monde rêvait d’assommer McLaggen, renchérit Ron.

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