Harry Potter 7 (4) fiction 2

Harry savait que cette idée ne serait pas forcément la bienvenue.

Lupin et Maugrey échangèrent un regard.

─ Les centaures ont des caractères très variables, commença Lupin. Ils changent rapidement d’humeur et de point de vue. Vous savez sûrement appris que les actions des centaures sont définies par la position de la Lune. Certes, ils ne seront jamais partisans de Voldemort, mais s’en faire des alliés et leur raconter nos plans me paraît risqué.

─ Moi, je pense que c’est une bonne idée, intervint Slughorn. Mais il faut en parler seulement à quelques centaures et les connaître mieux. Firenze sait en qui il peut avoir confiance.

─ Hum, oui, dit Maugrey surpris par cette intervention.

Slughorn n’avait pas l’habitude de parler beaucoup lors des réunions.

─ Nous devons avoir le plus d’alliés possibles, dit McGonagall.

─ D’accord, nous irons voir Firenze à la rentrée, dit Maugrey plus ou moins convaincu. Sinon, est-ce que la recherche sur l’énigme du médaillon avance, Miss Granger ?

─ Heu, oui, un peu répondit Hermione mal à l’aise en jetant un coup d’œil à Harry et Ron.

─ Nous en reparlerons plus tard lorsque Nagini sera détruit, déclara Maugrey. Sur ce, bonnes vacances ! Et reposez-vous bien, je veux des élèves en pleine forme dès la rentrée. Au fait, Luna, tu es toujours d’accord pour continuer à t’approcher de Nagini ?

─ Oui, bien sûr.

Harry, Ron et Hermione allèrent dans la salle commune.

─ Allez, préparez vos affaires, vite, on rentre à la maison, dit Ron excité.

Harry, qui n’avait pas eu le temps de penser aux vacances jusque là, se sentit remplit de joie. Retrouver le Terrier et Molly Weasley l’enchantait et il était impatient de partir. Il était commode pour Harry, Ron et Hermione de faire le trajet maintenant qu’ils avaient tous obtenu leur permis de transplaner. Il leur fallait juste sortir de l’enceinte de Poudlard car il était impossible de transplaner à l’intérieur du domaine. Ginny, elle, devait simplement tenir la main de Ron.

12

la nouvelle

   
B

onsoir, les enfants ! s’exclama Madame Weasley en faisant entrer Harry, Ron, Hermione et Ginny. Elle les embrassa tous les quatre chaleureusement. Que je suis contente que vous soyez là ! Je me suis fait un sang d’encre.

Molly regarda la pendule du salon dont les aiguilles des enfants venaient de passer de « En danger de mort » à « A la maison ».

─ Asseyez-vous. On va bientôt manger. Arthur m’a raconté ce qui s’est passé hier dans la forêt. Vous n’avez rien ? Vous n’êtes pas blessé, hein ? demanda Madame Weasley qui ne leur laissait pas le temps de répondre.

─ Non, tout va bien maman, s’empressa de répondre Ron. Hermione avait de la poudre d’obscurité sur elle et les centaures sont arrivés.

─ Bravo Hermione, qu’est ce que Ron deviendrait si tu n’étais pas là !

─ C’est grâce à Fred et George, dit Hermione. Ce sont eux qui m’ont donné la poudre.

Arthur Weasley arrivait de la cuisine avec un grand plat dans les mains.

─ A table ! s’exclama Arthur. Je vous ai préparé un plat que j’ai vu dans une recette de cuisine moldue. Je l’ai préparé moi-même. J’espère que vous allez aimer, c’est la première fois que je tente cette recette.

─ Oh une paella ! Cela faisait si longtemps ! s’écria Hermione. Papa et Maman m’en ont préparées quelquefois. Mais je crois que vous avez oublié l’huile car le riz devrait être jaune !

─ Tiens ! C’est vrai ! s’exclama Arthur. Je trouvais étrange qu’il ait cette couleur sur la photo.

Harry et Ron se regardèrent en souriant. Ce n’était pas la première fois qu’Arthur fasse des erreurs en essayant de copier la vie moldue.

─ Mais cela me semble très bon, dit Harry.

─ Merci, Harry. Oh fait, …

Quelqu’un frappa à la porte.

─ Ah, ce doit être Bill et Fleur, dit Molly en se levant.

─ Attends qu’ils aient répondu au code avant d’ouvrir, ordonna Arthur.

─ Combien d’hélices a un hélicoptère ? demanda Molly.

─ Trois, répondit Bill.

Molly s’empressa d’ouvrir la porte. Bill et Fleur entrèrent et rejoignirent tout le monde dans la cuisine.

─ Vous allez bien ? demanda Fleur à Harry, Ron et Hermione.

─ Très bien, répondit Harry.

─ En pleine forme, dit Hermione.

Ron n’était pas encore habitué à la présence de Fleur et était toujours mal à l’aise en sa présence. Il se contenta d’hocher la tête.

─ Mais ils ont eu chaud, dit Molly qui raconta toute l’histoire avec l’aide de Ron.

─ Comment vas-tu Bill ? demanda Harry.

─ Très très bien, répondit Bill. Fleur et moi avons pris des vacances pour deux semaines, alors tout va bien.

Mais Bill savait qu’Harry attendait une autre réponse.

─ Et la potion Tue-loup préparée par Lupin est parfaite. Je ne souffre pas du tout. Et j’ai réussi, à force de patience, et grâce à Lupin à me faire des alliés parmi les loups garous. Nous sommes à présent une quinzaine !

─ Waouh ! C’est vraiment bien, s’enthousiasma Hermione les yeux ronds.

─ Avec les elfes et peut-être les centaures, cela commence à faire une sacré alliance ! s’enthousiasma Ron.

─ Il ne faut pas s’emballer dit Arthur. Mais c’est vrai qu’en nous alliant tous, nous avons peut-être une chance de vaincre Voldemort. Nous serons prêts pour le combat.

─ Oh fait, je dois racheter une baguette, dit Ron. La mienne s’est cassée pendant le combat d’hier. On en profitera pour aller voir Fred et George dans leur magasin.

─ Quand arrivent-ils ? demanda Hermione.

─ Vendredi prochain, la veille de Noël, répondit Molly. Ils n’ont pris qu’une semaine de vacances. Ils ne veulent pas laisser le magasin fermé trop longtemps.

Le dîner se déroula dans la bonne humeur. Harry, Ron et Hermione se retrouvèrent à l’étage avant d’aller se coucher.

─ Hermione entra dans la chambre de Harry et Ron.

─ J’ai une nouvelle à vous annoncer, commença Hermione.

─ J’avais bien vu que tu étais perplexe, dit Harry.

─ Oui, et je n’ai pas voulu en parler pendant la réunion, dit Hermione plutôt excitée. Je crois que j’ai découvert qui est responsable de la disparition du médaillon.

─ Quoi ! Mais pourquoi tu ne l’as pas dit tout à l’heure ? s’exclama Ron.

Harry la regarda, avide d’en avoir plus.

─ Vite, raconte-nous.

─ J’ai beaucoup cherché à la bibliothèque, et finalement, je suis entré dans la réserve interdite grâce à ta cape d’invisibilité.

─ Hein ! s’écria Ron. C’est quoi cette histoire de cape d’invisibilité ?

─ Rien du tout, s’empressa de dire Hermione. Je ne voulais pas t’inquiéter. Mais écoutez la suite. Alors, comme je disais, je suis entré dans la réserve interdite et j’ai cherché s’il y avait quelque chose d’intéressant dans les archives des professeurs.

─ Quoi ? Dans les archives ? s’exclama Ron. Heureusement que personne ne t’a vu.

─ Oui, c’est bien pour ça que j’ai utilisé la cape d’Harry, répondit Hermione. J’ai cherché dans les devoirs des élèves pour voir s’il n’y avait pas eu un élève à Poudlard qui porte les initiales R.A.B.

─ C’était une bonne idée, dit Harry excité. Et tu en a trouvé un ?

─ Non, car ce n’est pas un élève. C’est un professeur. J’ai vu sa signature sur des copies.

─ Une signature ? Comment ça ? demanda Ron étonné.

─ Oui, une signature. C’est ce qui identifie chaque personne, dit Hermione en souriant.

─ Merci, je sais ce qu’est une signature, répondit Ron qui ne trouvait pas la réflexion d’Hermione très amusante. Alors, qui est-ce ?

─ Alors, vous ne devinez pas ? demanda Hermione qui savourait l’importance de ce qu’elle allait annoncer.

─ Vite Hermione, ne nous fait pas languir, s’il te plaît, dit Harry qui était impatient de savoir enfin qui possédait le médaillon.

─ Bon, d’accord. Je crois, enfin, je suis même sûr que celui qui a pris le médaillon est notre professeur de Potions. M. Slughorn, dit Hermione rayonnante.

─ Quoi ! Lui ! C’est pas possible, s’exclama Ron.

─ Si, continua Hermione. Harry, quand tu es entré dans la Pensine avec Dumbledore l’année dernière, tu as bien vu que Slughorn était le professeur de Tom Jedusor, n’est-ce pas ?

─ Oui, il était même le directeur de Serpentard.

─ Ah oui, c’est vrai, je me souvient, dit Ron.

Ron et Hermione en savait autant qu’Harry sur ce qu’il avait vu dans la Pensine. En effet, Dumbledore lui avait vivement conseillé de tout raconter à ses deux meilleurs amis après chaque entrée dans la Pensine.

─ Et Slughorn avait déjà à cette époque ses élèves préférés. Il les invitait dans sa classe et ils discutaient autour d’une table. J’ai retrouvé la même signature R.A.B. sur tous les devoirs de Potions de ses élèves favoris. Et c’est Slughorn qui a renseigné Jedusor sur les Horcruxes. Il s’y connaît très bien en matière de magie noire.

─ Tu crois que c’est un ennemi, demanda Harry.

─ Oh, non. Souviens-toi du message. Et il aurait déjà agit sinon. Il veut détruire Voldemort.

─ Mais que signifie les initiales ? demanda Ron.

─ Je ne sais pas, répondit Hermione.

─ Et le message parle d’un secret qu’il aurait découvert, poursuivit Harry. Tu as réussi à découvrir ce que c’est ?

─ Non plus, dit Hermione, mais on sait qui a le médaillon. C’est ça le plus important. Je pense que nous devrions aller lui en parler.

─ Ou en parler d’abord à l’Ordre, dit Harry. En tout cas, bravo Hermione, c’est formidable d’avoir réussi.

─ C’est vrai, tu es génial, dit Ron. Maugrey va être content. Il va finir par te chouchouter.

─ Oh non, j’espère pas, plaisanta Hermione. D’ailleurs, il ne faut peut-être en parler tout de suite à l’Ordre.

─ Dans le message, Slughorn dit « Je sais que je ne serai plus de ce monde bien avant que vous ne lisiez ceci ». C’est horrible, dit Ron. Que va-t-il lui arriver ?

─ Il faut le lui demander, dit Harry. Mais Hermione a raison. Il ne faut peut-être pas en parler à l’Ordre tout de suite. Si Slughorn n’en a parlé, il sera fâché et vexé que nous l’ayons démasqué. Et il ne dira peut-être rien.

─ Il faut employer la manière douce, très douce, dit Hermione. Souvenez-vous l’année dernière lorsque tu lui as demandé, Harry, pour le souvenir qu’il avait caché. Il avait très mal réagi.

─ ALLEZ ! On va au lit, cria Molly du rez-de-chaussée. Vous aurez tout le temps de discuter demain. Bonne nuit à tous.

Ils allèrent se coucher avec des pensées plein la tête. Si Hermione ne s’était pas trompée, le quatrième Horcruxe était alors en de bonnes mains et il ne resterait plus que deux Horcruxes à détruire. Mais pourquoi Slughorn n’en a–t-il pas parlé ? C’est la question qu’ils se posaient.

Le lendemain, lorsque Harry descendit dans la cuisine, il retrouva Ron et Hermione en pleine discussion autour du  petit-déjeuner.

─ Salut, Harry, dit Ron enthousiaste. Que dis-tu d’une partie de Quidditch dans le jardin pour commencer la journée ?

Harry n’eut même pas le temps de répondre à la question de Ron.

─ Quoi ? sursauta Hermione. Tu penses au Quidditch alors que nous avons à réfléchir.

─ Mais, nous avons deux semaines entières, dit Ron un peu vexé. Pas vrai Harry ?

─ Heu, et bien…

Harry fut sauvé par Mr Weasley qui rentrait du jardin. Lui aussi était en vacances.

─ Bien dormis les enfants ? Est-ce que quelqu’un veut m’aider à enlever la neige de l’allée ?

Ron regarda Hermione comme s’il attendait la permission.

─ J’arrive, dit Hermione. Vous pourrez jouer au Quidditch si vous voulez. Après tout, nous avons deux semaines, c’est vrai. Amusez-vous bien.

Ginny aida Hermione à déblayer l’allée. Hermione en profita pour raconter ce qu’elle avait découvert, ce qui ravit Ginny. Après cela, Ginny réussit à la convaincre de jouer un peu au Quidditch avec eux. Hermione se débrouillait vraiment bien en tant que batteuse.

─ C’est dommage, tu as un talent inexploité, remarqua Harry. Tu aurais pût jouer dans l’équipe avec de l’entraînement.

Hermione, qui détestait ce jeu auparavant et qui ne comprenait pas que l’on puisse se passionner pour un tel sport prit goût au Quidditch. Durant les jours qui suivirent, ils jouèrent chaque matin avec Bill qui les rejoignaient parfois.


13

noel au terrier

   
L

e vendredi matin, Harry, Ron, Hermione, Ginny, Arthur, Bill et Fleur décidèrent de rendre visite à Fred et George. Sauf Molly était restée au Terrier pour les préparatifs de Noël, et Charlie était toujours en Roumanie à travailler sur les dragons. Quant à Percy, il ne donnait plus de nouvelle de lui. On savait juste qu’il travaille pour le ministre de la magie Scrimgeour.

─ J’ai hâte de visiter leur magasin, dit Fleur. Il paraît qu’ils font du très bon travail.

─ Tu vas voir, c’est génial, lui répondit Bill.

Le Chemin de Traverse grouillait de monde en cette veille de Noël et il fallut un certain temps pour arriver devant la boutique de Fred et George.

A l’entrée du magasin, on pouvait lire l’inscription « Même en cette période où il ne fait pas bon à sortir un scrout, pensez à faire les fous ». Ron, Harry et Mr Weasley semblèrent les seuls à trouver la phrase amusante. Hermione jeta un regard à Ginny en lui souriant.

─ Maman n’aurait sûrement pas rigolé, je pense, dit Ginny. Elle dirait qu’ils ne prennent pas conscience du danger. Mais c’est probablement pour cette raison qu’ils attirent autant de clients.

Arthur poussa la porte du magasin qui émit un tintement aigu et de la fumée bleue jaillit du sol.

─ Ouah ! s’exclama Ron. Trop génial !

Le magasin des jumeaux avait bien changé. Maintenant qu’ils avaient de l’argent, le magasin avait été bien agrandit et tout était bien rangé et propre. Des baguettes magiques plantées comme des bougies illuminaient les étagères de différentes couleurs. La boutique était bondée de monde. Quelqu’un s’approcha d’Hermione vêtu d’un vêtement fantaisiste bleu.

─ Vous désirez quelque chose ? demanda l’inconnu.

─ Je Cherche Fred et George.

─ Ils sont occupés. Mais je suis vendeur moi aussi.

─ Ils sont de ma famille, dit alors Hermione.

Le vendeur la conduisit à Fred et George. Ils portaient les mêmes vêtements bleus que le vendeur. Ils étaient en train d’expliquer à des clients le fonctionnement de certains gadgets.

─ Salut Fred, salut George. Ravie de vous revoir.

─ Ah ! Tu es venue, dit George heureux de revoir Hermione. Tu es venu avec Ron et Harry ?

─ Oui et avec Arthur, Fleur et Bill. Ils vous cherchent dans la foule. C’est sublime chez vous. Ça a beaucoup changé.

─ Tu veux dire qu’avant c’était moche ? rigola Fred.

Oh, non mais maintenant c’est le luxe. Oh fait, merci beaucoup pour la poudre d’obscurité. Elle nous a sauvé la vie.

─ Super, votre devise, dit Ron en voyant Fred et George. Et le magasin est super. C’est le grand luxe.

─ Eh oui, plaisanta Fred. C’est ça quand on est célèbre.

─ On attire d’abord les amis, continua George.

─ Puis les amis des amis, poursuivit Fred.

─ Puis Londres entier est au courant…

─ … Ainsi que toute l’Angleterre…

─ … Puis on devient mondialement connu, conclu George.

Ron expliqua leurs dernières aventures mais Fred et George devaient retourner à leurs clients. Ils avaient engagé deux vendeurs provisoires pour les vacances. Ils seraient donc deux la semaine où Fred et George sont en vacances.

─ Heureusement, c’est la semaine avant Noël la plus folle. Sinon, on ne serait pas parti en vacances, expliqua Fred qui était appelé par des clients.

─ Bon, on se voit ce soir, dit George. On est débordé. Mais merci d’être passés.

─ A ce soir.

Molly était ravie que toute la famille soit réunie. Il ne manquait que Charlie et Percy. Bien que les Weasley étaient vraiment pauvres, Molly avait préparé un repas excellent pour le réveillon.

─ Mais Hermione ! s’exclama tout à coup Ron, comment fais-tu pour continuer tes manigances dans les cuisines ?

─ J’ai tout expliqué à Dobby, répondit Hermione d’un ton neutre. Il est très compétent tu sais.

Arthur devait penser qu’il était préférable de changer de sujet car il intervint.

─ Alors les enfants, que pensez-vous de l’Ordre ? Les réunions sont intéressantes, hein ?

─ C’est super d’en faire partie, dit Ron. C’est passionnant et au moins, on a l’impression de ne plus être traité comme des premières années qui ne comprennent rien. Et en plus, on a plein d’idées.

─ Heu, oui. Enfin je dirai plutôt Hermione a plein d’idées, répliqua Harry sur le ton de l’humour.

─ Justement, Hermione et moi avons réfléchi au sujet de Nagini, dit Ron. Nous pensons qu’il faudrait créer une diversion pour éloigner les Mangemorts de Nagini.

─ Et comment comptes-tu t’y prendre, petit frère préfet en chef ? demandèrent Fred et George, narquois, à Ron.

Fred et George n’auraient jamais demandé ceci à Hermione. Mais une telle idée expliquée par Ron leur semblait ridicule alors que si c’était Hermione qui en avait parlé, ils auraient écouté attentivement. Ron rougit un peu.

─ On pourrait se servir de Nagini. Luna pourrait entrer en contact avec lui et gagner sa confiance. Ensuite, Luna devra lui faire croire quelque chose d’important, on ne sait pas encore quoi, mais quelque chose qui attirera les Mangemorts ailleurs. Nagini sera esseulé et nous pourront en profiter.

Un sifflement fut émis par les jumeaux.

Cette fois, Fred et George ne se moquaient plus.

─ Bravo, Ron, mais je doute que l’idée ne vienne de toi seul, dit George d’un ton soupçonneux.

─ Nous y avons réfléchi, Hermione et moi, pendant le petit déjeuner lundi et hier, répliqua Ron d’un air de défi.

─ C’est vrai, ajouta Hermione qui venait au secours de Ron. C’est même Ron qui a eu d’abord l’idée et nous y avons réfléchi ensuite.

Harry se dit qu’Hermione mentait assez mal. Il avait déjà pût le remarquer en sixième année lorsqu’elle avait ensorcelé McLaggen pendant les sélections de Quidditch. Mais il les avait bien vu en discussion sérieuse au moins deux fois.

─ Je les ai vu en discuter ensemble, dit Harry aux jumeaux.

Harry trouvait Fred et George extrêmement sympathique mais il trouvait qu’ils taquinaient un peu trop leur frère.

─ L’idée est excellente, dit Arthur. Il faudra en parler à l’Ordre dès la rentrée.

─ On aimerait bien aller plus souvent aux réunions de l’Ordre … mais on est débordé, dit Fred entre deux bouchées de saumon.

Pour Noël, les parents d’Hermione ainsi que Lupin étaient invités au Terrier. Hermione avait reçu l’habituel pull-over mais avait surtout avait reçu une nouvelle baguette magique de la part de ses parents dentistes.

─ Waouh ! C’est une baguette de dernière génération à triple plume incorporée ! s’exclama, Ron ébahi. Les sorts informulés et le transplanage sont plus précis et les sorts sont plus puissants. Mais tu n’en a pas vraiment besoin, ajouta Ron un peu jaloux.

─ Et personne ne peut l’utiliser si je ne prononce pas la bonne incantation, dit Hermione sans faire attention à la dernière remarque de Ron.

Celui-ci aussi avait reçu un pull-over – tout comme Harry - marqué de la lettre « R ». Fred et George lui avait offert une baguette magique pour remplacer celle qu’il avait cassée. Mais celle-là était beaucoup plus classique que celle d’Hermione. Harry avait reçu de la part de Lupin une cage neuve pour Hedwige ainsi que des objets de farces et attrapes du magasin de Fred et George. Puis tous s’étaient offerts de multiples bibelots, même Pattenrond qui reçu un nouveau panier. Les vacances se déroulèrent calmement et le jardin des Weasley était devenu un véritable terrain de Quidditch avec Harry, Ron, Hermione, Ginny, Fred, George et Bill. Mais Hermione n’oubliait pas de lire des livres au sujet de Poufsouffle puisque les membres de l’A.D. n’avaient pas avancé.

Le dimanche soir, Maugrey, Lupin et Tonks arrivèrent au Terrier pour escorter Harry, Ron, Hermione et Ginny à Poudlard. Ils transplanèrent jusqu’à Pré-au-Lard et firent le reste du trajet ensemble en utilisant leurs balais.

 

14

Un match fantastique

   
L

e lendemain, Harry et Ron rejoignirent Hermione à la table des Gryffondor où elle prenait le petit-déjeuner. Un élève de première année était en face d’elle.

─ Bien dormi, j’espère ? dit Hermione en fixant Harry et Ron comme si elle essayait de juger leur état de fatigue dans leurs yeux.

─ Heu, oui, répondit Harry étonné. Pourquoi ?

─ Pourquoi ? Mais nous avons plein de choses à faire : la réunion de l’Ordre demain et surtout trouver le moyen de parler à Slughorn.

─ Nous avons un match de Quidditch demain et tu sais comment se déroulent les soirées de match quand on gagne.

Hermione leva les yeux au ciel, visiblement agacée. En effet, les jours de match sont sacrés pour tous les élèves – ou presque - et personne n’aurait envie de rater la fête qui se déroule dans la salle commune le soir.

─ Bon, et bien la réunion sera reportée à mercredi alors, dit Hermione. Vous êtes d’accord ?

─ Bien sûr, dit Harry. J’ai hâte d’y être.

Après une brève hésitation, il poursuit :

─ Je pense que nous devrions parler à Slughorn après cette réunion. Nous réfléchirons comment s’y prendre dans la semaine. Nous saurons déjà quel est le plan pour affronter Nagini.

─ Bonne idée, dit Hermione qui se leva. Je vais être en retard pour mon cours de runes anciennes. A plus tard.

Harry, lui, avait deux heures de libres. Il en profita pour poursuivre ses cours d’occlumentie avec le professeur Maugrey. Ron en profita pour étudier le cours de Potions de l’après-midi.

─ J’espère que Slug sera de bonne humeur, s’inquiéta Ron. J’ai rien compris au cours qu’on va faire aujourd’hui. Tu m’aideras Hermione, hein ?

─ Comme d’habitude, oui, prononça Hermione, d’un ton las.

Slughorn était un peu moins jovial que d’habitude comme si quelque chose le tourmentait. Cependant, il annonça une nouvelle à la fin du cours qui ravi Harry, Ron et Hermione.

─ Votre attention avant de partir. Je vous annonce que j’organise une soirée « spéciale hiver » vendredi soir de la semaine prochaine à 21 heure pour les habitués. Alors n’oubliez pas. Ce sera très bien décoré, et il y aura plein de bonnes choses à manger, on va bien s’amuser.

─ Maintenant, nous savons comment nous y prendre pour entrer en contact avec Slughorn, dit Hermione dès qu’ils furent sortis de la salle de cours.

Ils se dirigèrent dans leur salle commune pour aller se reposer un peu.

─ Oui, approuva Harry. Il sera plus disposé à répondre lors d’une soirée détendue qu’à la fin d’un cours.

─ On pourrait faire comme l’année dernière, proposa Ron. On lui fait boire un peu de vin et la vérité sortira sans qu’il ne s’en rende compte.

─ Je ne sais pas, on verra sur place, vendredi, dans quel état il est, dit Harry.

─ Dommage qu’on ait plus de potion Felix Felicis. Cela avait été imparable, remarqua Ron qui souriait au souvenir de la façon dont Harry avait retiré le souvenir à Slughorn.

─ Aaahhh ! s’exclama Ron en bondissant de son siège confortable au bord de la cheminée. Encore une araignée ! Oui, c’est bien Pattenrond, attrape-là !

Pattenrond courrait après l’araignée mais celle-ci s’échappa sous la porte d’entrée et sortit de la salle commune.

─ Attends, je vais te faire un surprise, dit Hermione. Et tu vas apprécier.

Hermione se dirigea vers l’entrée de la salle commune et sortit sa baguette.

─ Spidefuictum ! prononça Hermione triomphante. Et voilà, tu ne verras plus jamais d’araignée dans cette salle. Il faudra juste que je pense à retirer le sort en fin d’année.

─ Pourquoi ? s’étonna Ron.

─ Parce que ce sortilège est à durée infinie. Et c’est notre dernière année à Poudlard. Peut-être que les prochains élèves voudront que les araignées aient le droit d’entrer dans la salle commune !

Ce soir là, Harry et Ron se couchèrent tôt car ils voulaient être en pleine forme pour le match du lendemain. Hermione étudiait dans son dortoir. Elle aussi voulait être en forme pour les ASPIC qui les attendaient en fin de l’année.

 

─ Ça va Ron ? demanda Harry au petit déjeuner.

Ron était tout blanc et remuait son jus de citrouille depuis cinq minutes.

─ Je suis moins bien que la dernière fois, mais j’ai connu pire.

─ Allons, ne t’inquiète pas, le rassura Hermione. La dernière fois, tu t’en étais bien sorti, contrairement au reste de l’équipe, sauf Harry, bien sûr. Harry, vous êtes prêts cette fois ? Enfin, je veux dire, vous êtes motivés ?

─ J’espère, mais j’ai demandé à toute l’équipe d’arriver un quart d’heure plus tôt que d’habitude. Je dois assumer mon rôle de capitaine d’équipe. Je vais leur faire un briefing d’avant match un peu plus long que d’habitude. Et, heu …

Harry hésita à poursuivre sa phrase.

─ C’est une très bonne idée, dit alors Hermione. Tu dois leur montrer que tu es leur chef. Tu dois montrer l’exemple. Au fait, que vas-tu leur dire ?

─ Et bien, justement … je me demandais si tu pouvais venir m’aider pour faire un petit discours d’avant match, dit Harry hésitant. Sur la psychologie, tu as toujours de bonnes idées. Et puis maintenant, tu t’y connais en Quidditch.

─ Je ne sais pas si c’est une bonne idée, déclara Hermione d’un ton très sérieux. C’est toi le capitaine et ton équipe doit avoir confiance en toi. Mais si tu veux que je vienne, je t’accompagnerai.

Lorsque toute l’équipe fut présente et changée, Harry se leva et appela Hermione. Harry fit un petit discours complété ça et là par Hermione qui insista sur les thèmes de la motivation, de la concentration et parla des supporters de l’équipe qui attendent une superbe victoire pour effacer le mauvais match précédent.

─ Vous représentez la maison Gryffondor et c’est pour tous les élèves de cette maison que vous jouez, même pour ceux qui ne s’intéressent pas au Quidditch. Ils veulent que vous gagniez …

Gryffondor commença le match en étant agressif dès le début et l’équipe adverse ne vit pas beaucoup le souaffle de tout le match. Toute l’équipe d’Harry était excellente et répétait les séquences préparées à l’entraînement. Harry fit même exprès de ne pas attraper tout de suite le vif d’or tellement il prenait plaisir à voir son équipe jouer de cette façon. Le public aussi était en ébullition – sauf les Poufsouffle – et n’avait jamais été aussi bruyant.

Luna, qui commentait le match hurlait de toutes ses forces.

─ GRYFFONDOR EST VRAIMENT IMPRESSIONNANT ! POUFSOUFFLE EST EN TRAIN DE CONNAITRE LA PLUS GROSSE DEFAITE DE SON HISTOIRE. IL SERAIT TANT QUE LE MATCH S’ARRETE MAIS HARRY POTTER NE SEMBLE PAS VOULOIR EN RESTER LA !

Harry se dit que Luna avait raison. Il était temps d’arrêter le match. De toute façon, la coupe se jouerait probablement au dernier match contre Serdaigle qui avait gagné contre Poufsouffle son premier match et qui remporterait sûrement son match contre Serpentard en février. Si l’équipe adverse avait été Serpentard, Harry aurait continué le plus longtemps possible mais Serdaigle ne méritait pas ça. Harry suivait le vif d’or des yeux depuis dix minutes déjà. Il ne mit donc pas longtemps à s’en saisir.

Le soir, c’était une ambiance hystérique qui régnait dans la salle commune de Gryffondor. Tous les élèves du dortoir participaient à la fête, même les filles qui ne s’intéressaient pas vraiment au Quidditch. Seule Hermione fit un détour par les cuisines vers à vingt-trois heures mais Ron ne jugea pas utile de faire de remarque.

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