Harry Potter 7 (5) fiction 2

─ Quatre cent à vingt, hurla Seamus. Cela faisait cent vingt ans qu’un aussi gros écart ne s’était pas produit.

Pendant cette soirée, Harry se dit qu’il avait eu raison de se laisser convaincre par Ron et Hermione en début d’année de continuer ses études à Poudlard. C’était ici sa vraie maison.

 

La réunion, qui aurait dût se dérouler le mercredi soir fut reportée d’une semaine car Maugrey, Lupin et Tonks étaient souvent absents. Ils travaillaient au Ministère et la semaine fut extrêmement chargée. Ils devaient installer des systèmes de sécurité dans les maisons des sorciers. Hermione et Harry furent très contrariés du report de la réunion. Ils auraient voulu établir un plan le plus rapidement possible. Par contre, à la grande satisfaction de Luna et de Neville, les réunions de l’A.D. se poursuivaient car ils n’avaient pas besoin de tous les professeurs à la fois.

─ Alors, c’est entendu, nous ne disons rien au sujet de Slughorn, recommanda Harry en montant les marches conduisant à la Salle sur Demande.

A leur arrivée, une dizaine d’elfes entraient dans la salle.

─ Non, j’ai compris, dit Ron. Nous parlerons seulement du plan au sujet de Nagini. Je te laisserai expliquer, Hermione.

─ Désolé pour la semaine dernière, expliqua Maugrey. Nous étions très occupés.

Maugrey raconta en détail les malheureux événements de l’embuscade dans la forêt. L’arrivée des centaures fit grande impression et finalement, il fut décider de les accepter dans l’alliance contre Voldemort. Lupin s’était porté volontaire ainsi qu’Harry, qui connaît bien Firenze, pour aller rencontrer Firenze la semaine suivante.

─ Pouvons-nous y aller ? demanda Ron.

─ Il est préférable que nous soyons le moins possible pour ne pas se faire remarquer, dit Lupin.

Ron et Hermione auraient souhaité rencontrer Firenze mais étant donné le regard de McGonagall, la décision était irrévocable. Hermione décida qu’il étant temps d’aborder le sujet Nagini.

─ Professeur, avec Harry et Ron, nous avons pensé que pour affronter Nagini, il faudrait créer une diversion.

─ Expliquez-vous, Miss Granger, dit McGonagall.

Hermione expliqua le plan tel qu’elle l’avait déjà raconté chez les Weasley.

─ Très bonne idée, dit Maugrey. Mais il faudra que Luna soit très forte et patiente.

─ C’est sûrement le meilleur moyen de réussir, appuya Harry. Mais ce genre de plan ne réussit qu’une fois. Nous n’aurons pas le droit à l’erreur. Chacun devra être prêt.

─ C’est pour cela que nous devons prendre notre temps, déclara Hermione. Et puisqu’une diversion ne réussira qu’une seule fois, je pense que nous devrons en profiter pour nous occuper des deux Horcruxes à la fois.

Harry et Ron sursautèrent. Ils ne s’attendaient pas à cette remarque d’Hermione. Ils la regardèrent, l’air interrogateur.

─ Il reste encore trois Horcruxes, remarqua Arthur Weasley.

─ Oui, c’est vrai, rougit Hermione qui ne devait pas dévoiler sa découverte. Mais nous pouvons penser que le dernier Horcruxe est dans notre camp. C’est ce que nous avions supposé.

Harry, Ron et Hermione jetèrent un regard en biais à Slughorn et remarquèrent que celui-ci s’était mis tout à coup à transpirer.

─ Admettons, dit Maugrey. Mais nous devons savoir où se trouve la Coupe d’Elga Poufsouffle. Pour cela, il faut attendre que les exercices d’occlumentie d’Harry donnent des résultats, ce qui, je pense, est en bonne voie. A moins que quelqu’un ait découvert quelque chose ? … Non ? Alors je crois que c’est tout pour aujourd’hui. Je me charge d’établir un rendez-vous avec Firenze.

   

15

Changement d’humeur

   
L

e matin de la soirée du Club de Slug, Harry se réveilla très tôt et ne parvint pas à se rendormir. Harry ne cessait de penser à Slughorn et à la soirée qui les attendait. Comment allait réagir Slughorn ? Serait-il surpris ? Peut-il vraiment détruire l’Horcruxe ? Est-ce qu’ils ne s’étaient pas trompés sur lui ? Toutes ces questions le tracassaient et il lui était impossible de trouver le sommeil. Ces questions, Ron devait sûrement se les poser aussi car Harry remarqua alors que Ron non plus ne dormait pas.

─ Je n’arrive pas à dormir, chuchota celui-ci.

─ Moi non plus … Hé ! Est-ce que tu as préparé le cours de Potions comme Slug nous a demandé ?

─ Ah non, j’ai complètement oublié, sursauta Ron. On a été tellement occupé depuis la rentrée. En plus, il a dit que c’est un cours important aujourd’hui.

─ On va à la bibliothèque ? demanda soudain Harry.

Harry et Ron n’auraient jamais pensé qu’un jour ils iraient à la bibliothèque à six heures du matin pour travailler.

─ Cette fois, on fait plus fort qu’Hermio…

Ron ne fini pas sa phrase. Ce qu’il vit l’avait abasourdi.

─ Hermione, qu’est-ce que tu fais là ?

─ Je travaillais à la bibliothèque pour me changer les idées. Je n’arrêtais pas de penser à la soirée de ce soir et la façon dont nous devront procéder.

─ Tu préparais le cours de Potions d’aujourd’hui ? demanda Harry.

─ Non, je l’ai préparé le soir même où il nous l’a donné. Je préparais le cours de la semaine prochaine. Ne me dite pas que vous ne l’avez pas préparé ?

Hermione leur tendit une feuille où étaient inscrites les principales caractéristiques de la potion qu’ils auraient à préparer.

─ Cette potion est très importante, dit Hermione d’un ton sévère. Bon, je vais me coucher. Bon courage.

 

            Quelques heures plus tard, ils se retrouvaient devant la salle de cours du professeur Slughorn.

─ Bonjour, dit celui-ci d’un ton triste, ce qui contrastait par rapport à son habituel ton joyeux. J’espère que vous avez préparé le cours d’aujourd’hui. Nous allons préparer la potion d’illucinum. Vous utiliserez son contenu en cours de Défense Contre les Forces du Mal. Qui me dire son effet ?

Il dit tout ceci d’une voix sans timbre comme s’il récitait un cours.

Hermione leva la main … de Ron. Elle plaça une feuille écrite par elle-même et qui résumait l’utilité de cette potion. Ron avait lu le cours le matin mais il n’en avait pas retenu grand-chose.

─ Tiens ! Mr Weasley. Je vous écoute.

Ron lut discrètement la feuille.

─ La potion illucinum, heu, illucinum qui provient du grèce, heu grec, illusionum, permet, lorsque l’on en met une goutte sur sa baguette magique, de faire apparaître illusoirement la chose ou l’être vivant auquel on pense. Il faut faire preuve de beaucoup de concentration si l’on veut que l’illusion ait l’air le plus réel possible.

─ Excellent, Mr Weasley. Je suis impressionné. Dix points pour Gryffondor.

Slughorn semblait retrouver un peu sa bonne humeur.

─ Ouvrez vos livres à la page 341 et allez chercher tout le matériel nécessaire.

─ Pardon professeur, intervint Hermione. Vous voulez dire la page 351, non ?

─ Ah oui, je suis étourdi. Dix points de plus pour Gryffondor !

Les Serpentards dans la classe contestèrent des points donnés aussi facilement.

─ Tout le monde a son matériel ? demanda Slughorn.

─ Oui.

─ Alors vous avez une heure et demie. Cinquante points seront attribués à la meilleure potion.

Il y eu des protestations dans la classe.

─ Pardon, monsieur, mais nous avons deux heures et demie pour cette potion. C’est écrit sur le bouquin, dit un élève de Serpentard.

─ Ah oui, j’avais pas fait attention, répondit Slughorn. Vous avez deux heures et demie.

 ─ Qu’est ce qu’il a aujourd’hui ? chuchota Ron. Il a avalé un crapaud ou quoi ?

─ Je ne sais pas mais c’est très bizarre, répondit Hermione qui était assise entre Ron et Harry pour les aider tous les deux. C’est peut-être à cause de la dernière réunion.

─ Peut-être qu’il a découvert autre chose sur Voldemort, murmura Harry en remuant sa potion.

A la fin du cours, Hermione présenta la potion la mieux réussie de la classe.

  

    

16

Le secret de voldemort

   
H

arry, Ron, Hermione, Neville et Luna avaient décidé de se rendre à la soirée ensembles. Neville invitait toujours Ginny aux soirées de Slug alors que Luna préférait – elle n’a pas vraiment le choix, disait Ron – y aller seule.

─ Bonsoir, Monsieur Slughorn, dit Ron d’un ton un peu trop enjoué, ce qui lui valut un coup de coude d’Hermione et de Harry.

─ La salle est splendide, dit alors Harry. Félicitations.

─ Merci, répondit Slughorn. J’y ai passé trois heures entières. Mais allez rejoindre les autres pendant que j’accueille les derniers arrivants.

─ Il y a beaucoup de professeurs ? demanda quand même Hermione.

─ Les professeurs Flitwick, Chourave, Trelawney, Madame Pomfresh et Madame Rosmerta seront présents.

Harry, Ron et Hermione prirent un verre de Bièraubeurre et s’installèrent dans un canapé. Harry ne mentait pas lorsqu’il disait que le décor était splendide. L’éclairage était bleu, des guirlandes multicolores ensorcelées volaient dans la salle. On pouvait se servir à volonté en biscuits et en boissons apportés par Madame Rosmerta, la patronne des Trois Balais, qui n’avait pas subi de séquelle de l’Imperio qu’elle avait subi l’an passé. Mais Harry, Ron et Hermione n’avaient pas du tout envie de s’amuser. Ils réfléchissaient au moyen d’annoncer leur découverte à Slughorn.

─ Je vous laisse lui parler, dit Ron au bout d’un moment. Vous êtes ses deux préférés. Cela passera mieux si c’est vous qui lui annoncez.

─ D’accord, répondit Hermione. On y va Harry ? Il semble que tous les invités soient arrivés.

─ Mais qu’est-ce qu’on lui dit ? Tu as une idée ? Moi, je n’arrive pas à trouver de phrase de manière à ne pas le choquer.

─ Moi non plus, mais on ne peut pas attendre plus longtemps, dit Hermione angoissée. Il faudra improviser et compter sur l’effet de surprise, ne pas lui laisser le temps de reprendre ses esprits.

─ Monsieur, commença Harry, est-ce que vous avez une idée de … la personne qui pourrait, …heu…, posséder le médaillon ?

Le professeur Slughorn fut pris au dépourvu.

─ Le médaillon ? Mais pourquoi est-ce que vous me demander ceci maintenant ?

─ Et bien, … On a peut-être une idée, continua Harry très hésitant.

─ Ah ! fit seulement Slughorn dont des gouttes de sueur commençaient à perler sur son front.

─ Oui, d’après le message laissé sur le professeur Dumbledore, il est dit que la personne qui…

─ Monsieur, coupa Hermione, on sait que c’est vous qui possédez le médaillon ! Vous dites connaître le secret de Voldemort, ce qui paraît logique puisque c’est vous qui lui avez appris l’utilité des Horcruxes - on en a la preuve – et j’ai trouvé votre signature R.A.B. au bas de tous les devoirs de vos élèves préférés. Alors, nous voudrions savoir si vous êtes dans notre camp et si comptez détruire l’Horcruxe ou le gardez.

Hermione prononça ces paroles d’une voix nette et sûre sans laisser à Slughorn la possibilité de penser qu’elle n’était pas sûre de ce qu’elle avançait.

─ Ah ! dit encore Slughorn.

Il était blanc comme un linge et semblait sur le point de s’évanouir.

─ Monsieur, ça ne va pas ? demanda Hermione.

─ Asseyez-vous sur ce canapé, dit Harry en désignant l’endroit où était assis Ron. Il fit signe du pouce à Hermione qu’elle avait bien joué.

─ Je n’ai jamais eu l’intention de garder le médaillon, déclara Slughorn d’une voix faible. Je le détruirai quand le moment sera venu… Je comptais le détruire plus tôt…mais j’ai eu peur. Je comptais en parler à l’Ordre très prochainement étant donné que nous allons tenter de détruire les prochains Horcruxes. Depuis la dernière réunion, je sais que mes jours sont comptés.

─ Mais pourquoi ? demanda Hermione d’une voix douce.

Le professeur Slughorn s’essuya les yeux et la regarda fixement.

─ Car le seul moyen de détruire le médaillon est de se tuer soi-même…

Harry, Ron et Hermione se regardèrent. Ils étaient surpris et consternés.

─… en exécutant le Sectumsempra sur soi, ajouta Slughorn en reniflant.

─ Quoi !

Harry, Ron et Hermione avaient constaté les effets horribles de ce sort. Harry l’avait testé par erreur sur Malefoy l’an passé. Du sang avait jaillit de tout son corps et il avait monstrueusement souffert. Il n’existait pas de sort plus cruel, à part le sortilège Doloris. C’est pourquoi Harry, Ron et Hermione étaient terrifiés et n’osaient plus regarder Slughorn. Ils n’étaient plus du tout ravis d’avoir réussi à faire parler leur professeur.

─ Vous êtes sûr qu’il n’y a pas d’autres façons ? demanda prudemment Ron.

─ Non et je suis bien placé pour le savoir, répondit Slughorn, tremblant…C’est de ma faute si Vous-Savez-Qui est ce qu’il est aujourd’hui…C’est moi qui lui ai tout appris sur les Horcruxes. Une fois qu’il a commencé à s’y intéresser, il m’a forcé à lui en apprendre plus en utilisant des sortilèges ou des potions…telles que le véritaserum.

Slughorn semblait être soulagé de tout leur raconter. Hermione jugea préférable de le questionner jusqu’au bout.

─ Monsieur, vous dites avoir découvert le secret de Voldemort…

Slughorn ne répondit pas…

─ Pouvez-vous nous le dire ?

─ Je sais comment détruire Vous-Savez-Qui, dit-il enfin.

Harry, Ron et Hermione écarquillèrent les yeux.

─ Mais ce ne sera pas évident…Vous-Savez-Qui ne peut-être détruit que si sept Avada Kedavra lui sont jetés simultanément…ce qui sera difficile si les Mangemorts le protègent…sans compter ses propres pouvoirs. Il faudra donc l’isoler…Mais vous ferez tout cela sans moi.

Slughorn s’arrêta de parler. Il semblait n’avoir plus rien à dire.

─ Merci Monsieur, dit Harry d’une voix grave. Mais, vous pouvez encore nous aider à détruire les deux derniers Horcruxes et…

─ Attendez ! Ce n’est pas tout, coupa Slughorn, qui voulait en finir avec ses aveux.

─ La destruction de chaque Horcruxe, diminue les pouvoirs de Voldemort…Certes, ce n’est pas une baisse considérable mais nous devons mettre toutes les chances de notre côté…Lorsque vous partirez à la conquête du prochain Horcruxe, c’en sera fini pour moi…Ma fin est toute proche.

Hermione ne pût s’empêcher de sangloter. Elle comprenait pourquoi Slughorn ne s’était pas dénoncé tout de suite. Elle comprenait son étrange comportement lors du cours du matin. Depuis la dernière réunion, il savait qu’il allait bientôt devoir se dévoiler.

─ Je vous verrai à la prochaine réunion, dit Slughorn qui s’était un peu calmé. Je raconterai tout à l’Ordre…Et ne vous en faites pas trop pour moi, rajouta-t-il en s’adressant à Hermione consolée par Ron.

Harry, Ron et Hermione retournèrent dans la salle commune de Gryffondor et regagnèrent directement leur dortoir.

    

17

Le traître

   

─ C’est horrible, dit Ron le lendemain alors qu’il prenait son petit déjeuner avec Harry et Hermione.

Sectumsempra est la pire des souffrances, confirma Harry.

─ Seule l’Endoloris est pire, répliqua Ron…C’est dommage, car c’était un prof sympathique. Il nous aimait bien, enfin, surtout vous…

─ Excusez-moi, dit alors une voix grave derrière lui…ça ne va pas ? demanda-t-il en regardant Harry, Ron et Hermione.

─ Si, ça va, répondit Hermione.

─ Harry, vous avez rendez-vous avec Firenze le mardi de la troisième semaine de février à la Tête de Sanglier. Mais je…Wingardium Leviosa, prononça Maugrey en retirant une araignée qui s’approchait du bras de Ron.

─ Je sais que vous avez peur des araignées, Mr Weasley, dit Maugrey en souriant. Harry, vous attendrez Lupin au bar et irez rendre visite à Firenze. Vous ne serez que deux pour ne pas attirer les regards. Venez dans mon bureau quand vous aurez du temps libre pour travailler vos dons d’occlumentie.

Pendant la réunion de l’Ordre, Slughorn expliqua le secret de Voldemort aux professeurs qui firent des yeux exorbités.  Tout le monde prenait le professeur Slughorn pour quelqu’un d’assez peu courageux. De plus, il  parlait très peu lors des réunions, ce qui laissait penser qu’il n’était pas concerné par le danger.

─ Mais ce n’est pas forcément à vous de mourir, gémit le professeur McGonagall.

─ Je suis responsable de ce qui arrive, dit Slughorn énervé et qui haussait la voix. Si Voldemort est si puissant, c’est de ma faute. Et ce n’est pas tout, j’ai aussi formé Rogue, je l’aidais à réaliser ses formules monstrueuses…Ou peut-être que quelqu’un veut se sacrifier à ma place ?...Mais de toute façon je ne le permettrai pas, c’est moi le fautif, c’est à moi de mourir.

Slughorn avait plutôt l’air extrêmement courageux à présent et il semblait impossible de lui faire changer d’avis. Lors de la réunion de l’A.D., Maugrey expliqua la situation avec Firenze mais il ne parla pas de Slughorn. Celui-ci n’avait pas souhaité que Maugrey parle de lui tout de suite. C’est pourquoi les élèves ne comprirent pas le changement d’humeur de leur professeur de cours de Potions. Ce cours qui était agréable pour la plupart des élèves devint extrêmement triste et pesant.

Lorsque le jour de la rencontre avec Firenze arriva, Harry fut soulagé de sortir de l’école pour changer un peu d’air. Harry, Ron et Hermione étaient assis confortablement dans les meilleurs fauteuils de leur salle commune.

─ Sois prudent, conseilla Hermione, et prends ta cape d’invisibilité au cas où.

─ Tu es trop anxieuse, Hermione, lui dit Ron. Personne n’est au courant à part les membres de l’A.D.

─ Méfie-toi quand même. On ne sait jamais. Et emmène ta cape, s’il te plaît.

─ O.K. répondit Harry. Je la mettrai dans mon sac. Mais tu t’inquiètes pour rien. Je vais utiliser le passage secret sous la bosse de la sorcière. Personne ne connaît ce passage à part Lupin, Queudver qui pense que je ne le connais pas, et mon père et Sirius qui sont morts.

Hermione sembla un peu rassurée. Harry se dirigea au milieu du couloir du deuxième étage et s’arrêta devant la sorcière borgne. Il sortit la carte du Maraudeur et vérifia que personne n’approchait. Il sortit sa baguette et marmonna : « Dissendium ». La bosse de la sorcière glissa latéralement et Harry pût s’introduire dans le souterrain. Finalement, Harry mit presque inconsciemment sa cape d’invisibilité. Une petite voix résonnait dans sa tête et lui disait on ne sait jamais. Harry resta sous sa cape et attendit qu’un client entre à la Tête de Sanglier pour ne pas se faire remarquer. Seulement cinq personnes étaient assises à des tables différentes. Lupin arriva cinq minutes après lui et s’assit à une table, mais quelque chose frappa Harry. Le professeur Lupin semblait inquiet. Il jetait des regards par la fenêtre et espionnait les autres clients du bar. Harry le rejoignit discrètement et s’assit sur la chaise en face de Lupin.

─ Professeur, chuchota Harry. C’est moi, Harry.

Lupin avait très légèrement sursauté mais il savait qu’Harry possédait une cape d’invisibilité.

─ Que se passe-t-il, professeur ?

Lupin se cachait la figure derrière un journal.

─ Je crois avoir vu une tête se cacher à l’angle du bar à mon arrivée. Et …

Lupin s’arrêta net. Harry aussi avait vu une tête à la fenêtre apparaître à la fenêtre.

─ Vous avez raison, déclara Harry. Nous sommes espionnés. Faites semblant de vous diriger aux toilettes et je vous mettrai la cape d’invisibilité dessus.

Lupin s’exécuta et ils attendirent qu’un client sorte du bar. Ils devaient se serrer sous la cape pour ne pas laisser leurs pieds apparaîtrent.

─ On tourne à gauche, chuchota Lupin. C’est là que j’ai vu quelqu’un se cacher.

En effet, à l’angle du mur, trois personnes attendaient.

─ Ce sont les pères Crabbe et Goyle. Et lui c’est Macnair.

─ Ils nous ont tendu un nouveau piège, dit Harry. Allons prévenir Firenze.

Firenze attendait à l’entrée du bois et avait remarqué que quelque chose se préparait.

─ Nous nous redonnerons rendez-vous un autre jour, dit alors Lupin.

Mais avant de se séparer, une idée germa dans l’esprit d’Harry.

─ Firenze, est-ce que vous avez parlé de notre rencontre à quelqu’un ? demanda-t-il.

─ A personne, Harry Potter. Vous avez ma parole.

De retour dans la salle commune, Hermione fut choquée d’apprendre qu’une nouvelle embuscade avait été tentée par les Mangemorts.

─ Mais comment ont-ils su que vous aviez rendez-vous à la Tête de Sanglier ?

─ C’est cela qui m’inquiète le plus, dit sombrement Harry.

─ Nous avons un espion parmi nous, dit tout à coup Ron d’une voix grave.

─ Je crains que tu aies raison, Ron, dit Hermione. Réfléchissons, qui était au courant ? Les membres de l’Ordre, ceux de l’A.D., et …

─ … Et c’est tout, continua Harry.

─ Vous croyez que cela pourrait être Slug, demanda Ron.

─ Certainement pas, dit précipitamment Hermione en caressant Pattenrond qui dormait sur ses genoux. Slughorn est de notre côté et ne nous trahira pas. Qu’en penses-tu Harry ?

─ Je pense que Slughorn n’y est pour rien. Mais je ne vois pas qui parmi l’Ordre ou l’A.D. nous trahirai.

─ Ooohhh, il m’a fait peur, s’écria Ron en parlant de Pattenrond qui venait de sauter sur ses genoux pour attraper sa baguette qu’il nettoyait.

─ Il s’ennuie depuis qu’il ne peut plus chasser les araignées, dit Hermione.

─ J’espère que l’Ordre aura une piste sur le traître, dit Harry en réfléchissant.

─ Où vas-tu ? s’exclama Ron.

Hermione s’était levée précipitamment et sortait de la salle commune.

─ J’envoie un hibou urgent. A tout à l’heure.

Harry et Ron se regardèrent, interloqués.

─ Elle ne se calmera jamais ! dit Ron, un peu inquiet.

Le lendemain, Hermione attendit le courrier avec une grande impatience.

─ Qu’est-ce que tu attends ? demanda Ron, intrigué.

─ Une lettre très importante. Je t’expliquerai dès que j’aurai la lettre.

Mais la lettre n’arriva que trois jours après. Hermione ouvrit l’enveloppe fébrilement et lut la lettre deux fois. Hermione paraissait un peu déçue.

─ Alors ? demanda Harry.

─ Suivez-moi dans la salle commune.

─ J’ai écrit à Rita Skeeter pour nous aider à démasquer le traître. Malheureusement, elle n’est pas  disponible tout de suite.

─ Rita Skeeter ! s’exclama Ron. Mais on ne peut pas lui faire confiance ! C’est peut-être elle qui nous trahit !

─ Non, dit hermione. Elle va nous aider et l’accord passé entre nous sera clos. Elle pourra de nouveau écrire à la Gazette du Sorcier. Ecoutez ce que je propose de faire. On va attirer le traître dans un piège et Rita Skeeter, transformée en cafard, le surveillera. Elle nous indiquera où se cache le traître.

─ Comment va-t-on attirer le traître dans le piège ? demanda Harry très intéressé.

─ Vous verrez cela pendant la réunion de ce soir, dit Hermione avec un sourire.

Ce soir là, avant d’entrer dans la Salle sur Demande, Harry, Ron et Hermione attendaient tous les arrivants devant la porte et chuchotaient quelque chose à leur oreille.

─ Ne parlez surtout pas du traître. On a une idée.

Une fois tout le monde installé, Lupin expliqua ce qui s’était passé à la Tête de Sanglier et ne fit aucune allusion à l’hypothèse d’être trahi. Hermione prit alors la parole et parla relativement fort.

─ J’ai découvert quelque chose d’extrêmement important qui pourrait détruire Voldemort. J’ai encore deux ou trois choses à éclaircir mais je vous expliquerai tout en détail le mardi de la deuxième semaine après les vacances de Pâques à vingt-deux heures dans la salle de cours du professeur Trelawney.

Tout le monde sembla surpris mais ils ne posèrent pas de question car ils avaient bien compris qu’il se passait quelque chose d’étrange. En sortant de la salle, Harry vit Hermione lancer un sort à l’entrée de la Salle sur Demande.

─ Que faisais-tu ? demanda Harry soupçonneux.

─ J’ai ensorcelé la porte pour empêcher à tous les insectes d’entrer, dit Hermione très calmement. Après tout, Ron a peut-être raison au sujet de Rita Skeeter.

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