Harry Potter 7 (7) fiction 2

─ Au fait, bon courage pour la finale contre Serdaigle. J’espère vraiment que Gryffondor va gagner.

─ Mais tu es une élève de Serdaigle ! s’exclama Ron, incrédule.

─ Oui, mais je veux que Gryffondor l’emporte !

─ Ne le dis pas quand tu commenteras le match, conseilla Harry.

Luna haussa les épaules et quitta la Grande Salle.

─ Waouh ! fit Ron. J’y comprends rien à cette fille ! Elle est à Serdaigle et elle supporte Gryffondor !

─ Ce qui m’inquiète, c’est qu’elle ne se rend pas compte du danger. J’ai peur que cela finisse mal, dit Hermione inquiète.

─ Moi aussi, dit Harry. Mais malheureusement, personne ne peut s’y rendre avec elle. C’est vraiment trop risqué.

    

                                    


 

21

Cafard et araignée

   
L

a veille de la réunion tant attendue pas les membres de l’Ordre et ceux de l’A.D., Hermione rappela qu’elle donnerait le lendemain des informations cruciales sur Voldemort. Elle insista bien sur le lieu du rendez-vous, en l’occurrence la salle de cours de Divination, matière farfelue détestée par Hermione. Le soir, celle-ci écrivait encore du courrier.

─ Tu vas user les hiboux de l’école, plaisanta Ron.

─ J’écris les dernières consignes à Rita Skeeter, répondit Hermione.

─ Tu crois que ça va marcher, demanda Harry ? légèrement inquiet.

─ J’espère, répondit Hermione. Mais il faut faire semblant que l’on ne se doute de rien.

─ Si le plan échoue demain, alors nous serons démasqués et…

─ …J’ai tout mis au point, répliqua Hermione. Maintenant, cela va dépendre aussi de Rita Skeeter.

Hermione jeta un coup d’oeil à sa montre.

─ Oh ! Il est presque vingt trois heures, s’exclama-t-elle en courant vers les cuisines.

Harry et Ron se regardèrent.

─ Faisons-lui confiance, dit Ron d’un air sûr.

─ Oui…Une fois de plus, ajouta Harry.

Le lendemain, Hermione était très agitée et s’énervait dès que quelque chose ou quelqu’un la dérangeait. Le matin, elle avait encore reçu un hibou. Elle affirmait que son plan était au point et qu’il n’y avait plus qu’à attendre. Les professeurs membres de l’Ordre et les élèves de l’A.D. étaient très impatients d’écouter la nouvelle si importante. Cette situation dérangeait un peu Harry car il savait qu’ils n’apprendraient rien sur Voldemort. Si le plan ne réussissait pas, alors tous auraient cru en de faux espoirs. Harry savait qu’Hermione était dans le même état d’esprit que lui et comprenait donc pourquoi Hermione était si énervée. Ce jour-là, les réunions de l’Ordre et de l’A.D. furent annulées sur le conseil d’Hermione qui voulait avoir le temps de s’organiser.

─ On y va ensemble ? demanda Neville à Harry et Ron, qui jouaient aux échecs, et Hermione qui étudiait un cours.

─ On a encore dix minutes, dit Ron. Ne t’inquiète pas.

─ Je ne suis pas inquiet, dit Neville. Mais la réunion est très importante. Tu es prête à faire ton discours, Hermione ?

─ Oui, tout est prêt, dit Hermione en se levant. Allez, on y va ?

Lorsqu’ils arrivèrent, tout le monde était déjà présent. Il ne manquait aucun membre, ni de l’Ordre, ni de l’A.D., ce qui intimida un peu Hermione.

─ Bonjour, dit le professeur McGonagall. Hermione, vous avez quelque chose d’important à nous dire, paraît-il ?

─ Oui, professeur, répondit Hermione anxieuse en jetant un coup d’oeil à sa montre. Attendez un instant.

Elle sortit de la salle de cours de divination et refit son apparition une minute plus tard.

─ Pourriez-vous nous parlez des quatre fondateurs de Poudlard, professeur McGonagall ? demanda Hermione à la surprise de tout le monde.

─ Mais Pourquoi ? questionna McGonagall, surprise.

─ C’est très important, expliqua Hermione. Vous comprendrez ensuite pourquoi, mais vous parlerez mieux que moi d’Helga Poufsouffle, Godric Gryffondor, Rowena Serdaigle, et Salazar Serpentard.

Le professeur McGonagall fit un rapide historique des fondateurs de Poudlard, qu’Hermione demandait d’approfondir par moment. Harry savait qu’Hermione essayait de gagner du temps sans qu’il ne sache pourquoi. Elle regardait souvent sa montre et tout à coup s’excusa et sortit. Deux minutes après, elle entra de nouveau sous le regard étonné mais aussi un peu énervé de certains professeurs.

─ Excusez-moi, dit Hermione d’un ton qui avait changé.

Elle n’essayait plus de faire passer le temps et s’efforçait de rester calme. Cette fois-ci, elle ne s’assit pas et marchait, tout en parlant, dans la vaste salle garnie de fauteuils rouges.

─ Oui, Godric Gryffondor était quelqu’un…, il représentait le travail, il…

Hermione jetait des regards partout dans la salle, et continua son discours qui, Harry en était sûr, n’avait aucun intérêt.

─ Quant à Elga Poufsouffle, nous pouvons dire PETRIFICUS TOTALUS !

Tout le monde sursauta. Hermione avait sortit sa baguette magique et lancé un sort sur une boule de cristal appartenant au professeur Trelawney.

─ Qu’est ce qu’il vous prend ? s’écria le professeur McGonagall indigné.

Mais Hermione ne répondit pas et s’avança, l’air satisfait vers la boule de cristal.

─ Je l’ai eue, dit Hermione joyeuse. Regardez !

─ C’est une boule de cristal, dit Ron étonné par la joie d’Hermione. Tu es sûre que tu vas bien ?

Tous les membres de la salle s’approchèrent mais ne virent rien au premier abord.

─ Je ne vois pas, dit Arthur Weasley, approuvé par les autres professeurs.

─ Approchez-vous plus près, vous verrez, dit Hermione dans un grand sourire.

─ Ah, oui, il y a une toute petite araignée sur la boule, dit Parvati Patil.

─ Formidable précision, remarqua le professeur Lupin.

─ C’est vrai, admit le professeur McGonagall en se penchant sur la boule. Et alors ?

─ Bravo Hermione, dit alors Harry, au grand étonnement de la salle.

─ Mais oui, c’était évident quand on y pense, dit soudain Ron qui venait de comprendre.  Cela aurait dû nous servir de leçon.

─ Cela nous a servi de leçon, répliqua Hermione, en tendant sa baguette vers l’araignée. Finite Incatatum.

Tout le monde bondit en arrière. L’araignée venait de se transformer en humain, qui n’était plus immobilisé. Les professeurs tendirent leur baguette magique vers la personne et lui prirent sa baguette.

─ Pansy Parkinson ! s’exclama le professeur McGonagall. Vous êtes un Animagus !

─ C’était elle qui nous avait trahi ! conclut le professeur Slughorn.

Pansy Parkinson était une élève de Serpentard et le sortilège d’amnésie au sujet de Voldemort n’avait sans doute pas assez puissant sur elle.

─ Félicitations ! Hermione, s’exclama Arthur.

─ Oui, félicitations, dit à son tour le professeur McGonagall. Pendant un moment, j’ai commencé à douter de vous, Miss Granger. Mais comment avez-vous fait ?

─ Elle a une super baguette magique, plaisanta Ron.

McGonagall fusilla Ron du regard.

─ Je ne peux pas vous expliquer, dit timidement Hermione. Une personne m’a aidée mais elle doit rester secrète.

─ Expliquez-nous au moins la méthode, insista le professeur McGonagall plutôt déçue que vexée.

─ Un Animagus non déclaré a guetté dans la salle tout l’après-midi. Cet Animagus a suivi les petites araignées qui entraient dans la salle. La première fois que je suis sortie, l’Animagus n’était pas encore sûr que ce soit cette araignée. Nous devions nous retrouver devant la porte toutes les dix minutes. Je savais que l’araignée était petite car je me rappelle qu’un jour, Ron avait vu une araignée dans la Salle sur Demande. Un autre jour, une araignée était sur la table où nous mangions le jour où Maugrey nous a donné la date et le lieu du rendez-vous avec Firenze. Cette araignée était petite. J’ai vraiment fait le rapprochement le jour où j’ai réalisé qu’il n’y avait plus d’araignée dans notre salle commune grâce à mon sortilège contre les araignées.

─ C’est très bien, Miss Granger, dit le professeur McGonagall. Vous mériteriez cent points mais les cours de l’A.D. ne font pas partie du trimestre. Enfin, nous nous arrangerons autrement.

─ Pourquoi avoir choisi la salle de cours de divination ? demanda Arthur.

─ Car après avoir soupçonné que le traître était une araignée, j’ai ensorcelé les pièces du château que nous fréquentons le plus. Mais la tour du professeur Trelawney, je n’y avais pas  touché. Je lui laisse les araignées !

Harry vit le professeur McGonagall sourit. Elle non plus n’appréciait pas le domaine de la divination, surtout lorsque c’était le professeur Trelawney qui l’enseignait. Les professeurs questionnaient Pansy Parkinson, mais celle-ci ne révélait rien.

─ Regagnez vos dortoirs, nous allons nous occuper d’elle, dit le professeur McGonagall d’un ton ferme en conduisant Parkinson très bien escortée et sans baguette.

─ Hermione ? Rita Skeeter peut de nouveau écrire librement ? demanda Harry lorsqu’ils se retrouvèrent seuls dans leur salle commune. J’espère qu’elle ne va pas recommencer à se transformer en cafard pour espionner.

─ Oui, mais elle m’a promise de ne plus écrire de mensonges, au moins sur Poudlard et ses élèves.

Le professeur McGonagall entra dans la salle commune et se dirigea vers Harry, Ron et Hermione, qui discutaient.

─ On a faire boire du véritaserum à Parkinson, dit-elle. Mais elle n’est qu’un pion pour Voldemort. Elle ne nous a rien appris d’intéressant…Sur ce, je vous souhaite bonne nuit  et encore bravo.

Le professeur ne s’attarda pas et sortit de la salle, d’un pas décidé.

─ Maintenant, nous pouvons établir des projets qui vont pouvoir fonctionner, déclara Harry. Il faut organiser la prochaine bataille.

Ils avaient l’impression de pouvoir agir librement maintenant que le traître était stoppé et ils voulaient immédiatement se lancer dans la bataille finale.

  

                                          


 

22

Finale de Quidditch mouvementée

   
L

a veille de la finale, les cours de l’après-midi furent annulés pour permettre aux équipes de s’entraîner. Tout du moins, c’est la raison officielle qu’avait donnée McGonagall. Mais tout le monde à l’école savait que le professeur McGonagall souhaite que Gryffondor remporte la coupe de Quidditch. Or la plupart des élèves de Gryffondor sont membres de l’A.D. et se sont donc un peu moins entraînés que Serdaigle depuis la rentrée. Par conséquent, cet après-midi donné avait pour but de permettre à l’équipe de Gryffondor d’être prête à cent pour cent. Cependant, l’équipe fut chamboulée au dernier moment.

─ Aujourd’hui, nous allons nous entraîner à lancer des sorts permettant de ralentir nos adversaires. La personne qui reçoit le sort conserve un esprit aussi vif mais devient molle et ne peut plus se déplacer rapidement. Ses gestes sont effectués au ralenti. C’est pourquoi nous nous entraînerons sur des animaux, prévint Slughorn, assisté de Lupin, pendant le cours de l’A.D. Si le sort est bien réussi, celui qui le subit peut être au ralenti pendant une semaine !

Chaque élève – et une dizaine d’elfes dont Dobby - avaient une dizaine d’araignées dans un grand bocal et ils devaient lancer le sortilège sur chacune d’entre elles.

─ Allez, c’est parti ! s’écria Lupin.

On entendit une multitude d’incantations retentirent dans la salle.

─ Oh, bravo Miss Granger, s’exclama Slughorn. Regardez, le sortilège était tellement parfait que l’araignée s’est endormie!

Slughorn était plus enthousiaste que lors de son annonce faite à l’Ordre. Il essayait de ne pas penser à sa mort prochaine.

─ Oh ! Attention Seamus, dit Slughorn. Regardez, si le sort est mal lancé, il peut se produire l’effet inverse.

L’araignée se déplaçait extrêmement rapidement. Tous les élèves levèrent la tête et l’incident se produisit. Neville, la tête levée, avait quand même lancé son sortilège mais celui-ci avait heurté l’extrémité de son bocal et ricoché sur…Harry.

Intrigués par l’araignée de Seamus, ni les élèves, ni les professeurs ne s’en étaient aperçus tout de suite. Neville, lui, était devenu tout blanc et aurait voulu s’enfoncer sous terre.

─ Meu ieu, bredouilla Neville, en regardant le professeur Lupin.

─ Pardon ? Je ne pas compris, dit Lupin.

─ J’ai…lancé mon…sort…sur Harry Potter…sans faire exprès, bégaya Neville terrorisé.

─ Quoi ! s’exclama Lupin en se tournant vers Harry.

Harry se déplaçait très lentement.

─ Oh non, s’écrièrent d’une seule voix Ron et Hermione.

Tous les élèves s’agglutinèrent autour de Harry.

─ Laissez-moi l’examiner, dit Lupin. Ça va Harry ? Essayez de vous déplacer.

─ Je…me…sens…tout…drôle…mais… c’est…pas…dou…lou…reux…, dit Harry au ralenti en marchant lentement.

─ Bon, ce pourrait être pire, dit Lupin après avoir constaté la vitesse à laquelle marchait Harry. Parfois, il est inutile d’essayer de bouger. Là, vous pouvez quand même vous déplacer, mais malheureusement vous ne serez pas disponible pour la finale de demain. Il vous faudra deux jours pour vous déplacer à nouveau normalement.

─ Quoi ! Mais Harry est notre capitaine, s’exclama Ron.

─ Qui va pouvoir le remplacer ? s’écria Dean.

─ Je suis désolé, dit Lupin tristement, mais il n’existe pas de remède. Estimons-nous heureux que le sortilège de Harry était moins puissant que celui d’Hermione.

─ Pardon, Harry, bafouilla Neville. Je suis nul.

─ Mais…non, dit Harry. Mais … Heureusement … que… Malefoy… n’est…plus… là … pour … voir ça.

Lupin entraîna Neville hors de la salle pour le réconforter.

Le soir, dans la salle commune de Gryffondor, tous les élèves attendaient que Harry prenne sa décision en ce qui concerne son remplacement. Neville était avec eux mais se tenait en arrière.

─ Alors ? demanda Joe Londubat à Harry. Qui as-tu choisi ?

─ Moi, coupa McLaggen qui n’aurait pas laissé le temps à Harry de répondre même s’il avait été en état normal.

─ Non, dit Harry fermement.

Il attendit quelques instants. Le silence était total. Tout le monde attendait anxieusement la décision d’Harry.

─ Her…mio…ne, répondit enfin Harry.

 Cette annonce fut suivit d’un silence interrompu par Hermione elle-même.

─ Moi ! Pourquoi ? Je ne m’intéresse au Quidditch que depuis cette année et je ne sais pas jouer.

─ Tu vois, dit McLaggen. Tu devrais me faire jouer.

Les élèves firent reculer McLaggen à l’arrière. Il était peu apprécié depuis l’an passé où il avait fait perdre l’équipe.

─ Harry a cent fois raison, Hermione, dit Ron soulageant Harry à devoir répondre. Tu voles bien sur un balai ; nous l’avons tous vu pendant les entraînements de l’A.D. et tu te débrouillais plus que bien avec nous.

Il était très frustrant pour Harry de parler au ralenti. Il voulait s’expliquer rapidement et au lieu de cela il devait faire attendre les autres qui attendait ses réponses.

─ A quel poste ? demanda Dean.

─ Ginny me remplacera en tant qu’attrapeur, répondit Harry. Hermione jouera au poste de batteur au côté de Joe et Jimmy Peakes prendra le rôle de poursuiveur au lieu de batteur.

Harry avait mis une minute rien que pour expliquer ceci.

─ Pourquoi est-ce que je joue à ce poste ? demanda Hermione.

Harry regarda Ron pour l’inciter à répondre.

─ Souviens-toi du cognard que tu avais lancé sur McLaggen. C’était fantastique, il y avait la force et la précision.

─ Peut-être que ce n’était qu’un coup de chance, dit doucement Hermione qui commençait à s’inquiéter.

Ce n’est pas que Hermione ne voulait pas jouer mais elle avait peur de faire perdre l’équipe et de décevoir Harry et ses coéquipiers.

─ Non, tu jouais très bien avec nous au Terrier et surtout lors des dernières vacances. On a besoin de toi, dit Ron sérieusement.

─ C’est vrai, appuya Dean. On était tous surpris de ton niveau.

─ OK, dit soudain Hermione mais alors on s’entraîne ce soir.

─ Mais…il…fait…nuit, dit Harry surpris.

─ On éclairera le terrain, répliqua Hermione décidée.

─ Attendez, dit Harry. Je…te…prête…mon…Eclair…de…Feu, Hermione.

Hermione savait ce que représentait ce balai. Il était utilisé par les équipes nationales…Et c’était Sirius qui l’avait offert à Harry.

─ Ne l’abîme surtout pas, dit Ron qui était un peu jaloux.

L’équipe était ravie et partit s’entraîner pendant deux heures. Harry assista à l’entraînement et avait nommé Ron capitaine. A la fin du test, l’équipe était confiante, à part Hermione qui était très anxieuse. Elle mit longtemps à s’endormir et comprenait maintenant ce que ressentait Ron avant chaque match.

Le lendemain, au petit déjeuner, elle ne mangea rien. Ron, qui la veille essayait de la rassurer n’était pas bien du tout non plus. Il vomit plusieurs fois, ce qui ne lui était pas encore arrivé cette année, mais ce match était trop important pour ne pas être stressé. Harry essayait donc de les calmer, sans grande réussite.

─ Ce qui…est sûr…C’est que…une fois…le match…commencé, la…peur disparaît, dit Harry qui parlait plus facilement qu’hier. Hé, j’ai une idée ! Tu pourrais utiliser un peu de potion de chance puisqu’elle fait effet au début. Tu n’aurais qu’à la boire juste avant le match !

─ Non, Harry. Ce ne serait pas correct. Et puis l’usage régulier de cette potion est mauvais pour la santé. De toute façon, je ne veux pas tricher.

─ Mais tu as bien ensorcelé McLaggen l’année dernière, répliqua Ron.

─ C’était pour t’aider. C’est différent. Et vous oubliez quelque chose d’important. C’est que une fois l’effet positif de la potion passé, c’est la malchance qui suit. La potion est améliorée mais pas encore parfaite.

Cet argument finit par convaincre Harry, qui se doutait bien que de toute manière, Hermione n’aurait jamais triché. Mais c’était un moyen de se changer les idées et de ne pas attendre anxieusement le match.

─ J’espère que Serpentard va perdre son troisième match consécutif. Vous viendrez voir le match, n’est-ce pas ? demanda Harry.

─ Bien sûr, dit Ron. Cela fait longtemps qu’une équipe n’a pas ramené la Baguette de paille. Ce serait génial que ce soit Serpentard.

La Baguette de paille était un « trophée » symbolique. Elle était distribuée à l’équipe qui perd ses trois matchs.

Bienvenue a ce premier match de la journée. Qui aura la Baguette de paille ? C’est tout l’intérêt de ce match. Celui qui perd aura perdu ses trois matchs…

Luna Lovegood était très excitée et souhaitait que Serpentard perde. Pendant le match, Harry, Ron et l’équipe de Gryffondor donnait des conseils à Hermione en prenant exemple sur le match auquel ils assistaient.

Serpentard mène de cinquante points mais l’attrapeur de Poufsouffle est très proche du vif d’or…ouI…Vas-y…attrape-le… encore vingt centimètreS…ET Ouai ! Poufsouffle l’emporte et Serpentard hérite de la Baguette de paille. CelA faisait trente-trois ans que cela n’était pas arrivé. JE VOUS RAPPELLE QUE DANS UNE HEURE PRECISE AURA LIEU LA FINALE QUE VOUS ATTENDEZ TOUS AVEC LA FABULEUSE, LA MAGNIFIQUE EQUIPE DE GRYFFONDOR…JE VOUS RAPPELLE QUE LES DEUX EQUIPES ONT CHANGe D’ATTAPEUR, celui de serdaigle etant malade et harry etant au ralenti a cause de neville londubat … c’EST HERMIONE QUI LE REMPLACE…

La défaite de Serpentard avait rendu le sourire à Ron et à Hermione mais maintenant que le match était fini, ils avaient une heure pour se préparer et la tension remontait très rapidement. Une fois que tout le monde était préparé, Harry fit un petit discours d’avant match. Il était très frustré de ne pas pouvoir joué mais ne le montrait pas aux membres de l’équipe pour ne pas les déstabiliser. Il voulait à tout pris que son équipe l’emporte. Mais il savait que Hermione avait beaucoup de pression sur elle, et remplacer le meilleur joueur de l’équipe – du siècle ? – n’était pas évident, mais cela ne l’inquiétait pas trop. Harry avait plutôt peur que Ginny peine à attraper le vif d’or. En effet, Ginny ne s’était jamais entraînée à l’attraper cette année. L’an passé, elle l’avait attrapé une fois pour remplacer Harry et deux ans auparavant, elle était l’attrapeuse de Gryffondor. Mais cela faisait bien longtemps.

─ Je suis aussi stressée que pour les BUSE, dit Hermione très pâle en entrant sur le terrain.

─ Moi, beaucoup plus ! répondit Ron.

─ LES JOUEURS SONT DANS LEUR CAMP RESPECTIF ET ATTENDE LE COUP DE SIFFLET D’OLIVIER DUBOIS, ex élève de Poudlard et vainqueur de la coupe de Quidditch il y a quatre ans. Il fait partie, aujourd’hui, d’une équipe professionnelle. TROIS, DEUX, UN C’EST PARTI !

Dès le début, Gryffondor prit les choses en main et mena de trente points après dix minutes de jeu. Ron était très bon au but, mais Hermione, sans doute à cause du stress, manquait souvent ses cibles. Au bout de deux heures de jeu, aucun des deux attrapeurs n’avait saisi le vif d’or. Les joueurs commençaient à être fatigués, mais au fur et à mesure que le temps avançait, Hermione était de plus en plus précise dans ses frappes. Les adversaires étaient très souvent frappés par le Cognard, ce qui faisait à chaque fois retentir des acclamations venant les tribunes de Gryffondor, et les adversaires commençaient à être très amochés. Ron n’était plus très souvent inquiétés. Gryffondor menait de deux cent dix points à quatre heures de l’après-midi, soit après cinq heures de match ! Madame Bibine siffla alors la fin du match…pour aujourd’hui. Les joueurs étaient exténués.

─ Ron ? demanda Hermione. Qu’est-ce qu’il se passe ?

─ Je ne sais pas. Personne n’a attrapé le vif d’or.

Les deux équipes se posèrent à terre, bientôt rejointes par Harry.

─ Harry, on a gagné ? demanda Jimmy Peakes, le deuxième batteur de Gryffondor.

─ Non, répondit Harry. On continue demain !

─ Quoi, s’exclama Ron. On est crevé.

Madame Bibine utilisa le sonorus pour se faire entendre de tout le stade.

─ Ecoutez-moi tous. Je suppose que peu d’entre vous connaissent ce point du règlement. Etant donné qu’aucune équipe n’a attrapé le vif d’or après cinq heures de jeu, le match se poursuivra demain. Si une fois encore, personne ne l’a attrapé après cinq heures de jeu, alors on joue un troisième jour, et si le vif d’or est, malheureusement encore libre, alors l’équipe qui a le plus de points l’emporte. Je dois dire que c’est la première fois qu’aucune équipe n’attrape le vif d’or la première journée.

─ J’espère qu’on ne jouera pas trois jours de suite, dit Hermione. Je ne tiendrai pas.

─ Personne ne tiendra, la rassura Dean.

─ Si personne n’attrape pas le vif d’or demain, alors, personne ne l’attrapera après-demain, dit Harry à toute l’équipe. Mais nous avons assez d’avance, alors, il ne faut pas trop s’inquiéter. On a été super. Hermione, c’était parfait. Personne ne vise aussi bien. Joe, tu es très fort en poursuiveur.

─ Et moi, je suis nul, dit Ginny la tête basse.

─ Pas du tout, répliqua Harry. C’est ma faute, je ne t’ai jamais entraînée à me remplacer à ce poste. Tu te débrouillais très bien quand tu étais attrapeuse il y a deux ans. Je pense que demain, ça ira mieux.

─ Ça va Harry ? demanda une voix familière.

Dubois arborait un grand sourire.

─ Vous avez une formidable équipe cette année.

─ C’est la meilleure équipe de l’histoire, dit Ron.

Toute l’équipe alla se reposer dans la salle commune et essaya de penser à autre chose. Hermione réussit l’exploit de travailler une heure à la bibliothèque, mais tous se couchèrent tôt ce soir là.

Le lendemain, les deux équipes étaient fatiguées dès le début du match. Il fallut un certain temps avant que le niveau ne soit redevenu bon. Ginny avait toujours autant de mal à se rapprocher du vif d’or et Hermione neutralisait les trois quarts des tentatives adverses. Ron avait la tâche facilitée mais était excellent. Serdaigle voulait attraper le vif d’or même s’ils savaient que les cent cinquante points de bonus ne seraient pas suffisants. Mais, ils voulaient sauver l’honneur. Gryffondor voulait aussi être l’équipe à s’en saisir même si pour eux, cela ne changeait rien au résultat final ; mais cela leur permettrait de ne pas jouer le lendemain. Enfin, à dix minutes de la fin des cinq heures de jeu, Ginny et l’attrapeur de Serdaigle aperçurent une énième fois le vif d’or. Celui-ci semblait avoir ralenti. Harry ne savait pas si le vif d’or pouvait lui aussi se fatiguer. Les deux attrapeurs étaient au coude à coude et n’avaient jamais été aussi prêt du but. Ginny céda un peu de terrain et tout à coup l’attrapeur adverse, qui allait serrer le vif d’or, fut dévier de sa trajectoire. Hermione venait de le frapper avec un cognard.

─ BRAVO ! BRAVO ! retentit dans les tribunes.

Ginny avait le chemin libre. Elle avait le vif d’or à deux mètres d’elle et se rapprochait.

─ HOURRA ! s’exclama soudain les Gryffondor lorsque Ginny se saisit du vif d’or.

─ GRYFFONDOR L’EMPORTE ! , s’exclama Luna.

Toute l’équipe se jeta sur Ginny (personne n’avait envie de jouer le lendemain). Harry, qui était encore un peu choqué par le sort de Neville, remercia tous ses équipiers et félicita plus particulièrement Hermione. Ron avait été aussi un excellent capitaine et Joe un bon poursuiveur. Harry reçut la coupe des mains de Dubois et les donna ensuite à son équipe. Le soir, la salle commune de Gryffondor fut plus bruyante que jamais malgré l’état de fatigue avancé de l’équipe. Cependant, lorsque la fête allait se terminer, l’ambiance fut un peu moins joyeuse. Tous les élèves de Gryffondor – ils font tous partie de l’A.D. – savaient que maintenant, des choses sérieuses les attendaient.

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