Harry Potter 7 (9) fiction 2

Harry et Ron imitèrent Hermione mais durent, à leur regret, expliquer à Neville ce qui s’était passé. Neville se mit immédiatement à pleurer et il fut impossible de le consoler. Il aimait beaucoup Luna et s’entraînaient souvent ensembles pendant les cours de l’AD.

 

            Le lendemain, Harry, Ron, Hermione et Neville n’étaient pas présents pour le discours du professeur McGonagall. Tous les élèves furent choqués d’apprendre la mort de Luna. McGonagall avait expliqué que Luna s’était rendu dans l’abri de Nagini et que certains professeurs l’avaient accompagnés. Bien sûr, elle ne parla pas de l’Ordre, ni de l’A.D. Pour connaître les détails du drame, les membres de l’A.D. devaient attendre le soir pour la réunion exceptionnelle entre les membres de l’Ordre et ceux de l’A.D. Harry, Ron, Hermione et Neville s’y rendirent ensembles. Celui-ci était le plus choqué mais ses amis ne pouvaient guère le consoler.

            ─ Bonjour, dit le professeur Lupin d’une voix faible et sans timbre. Je vais vous raconter tous les événements qui se sont produits hier.

            Il raconta le drame, puis comment Harry, Ron et Hermione avaient détruit la Coupe de Poufsouffle, ce qui remonta un peu le moral à tout le monde. Le professeur Maugrey était présent ; il venait de sortir de l’infirmerie.

            ─ Maintenant, il ne nous reste plus qu’à détruire Voldemort. Ce qui ne sera pas une chose facile. Nous devrons être sept personnes à lui lancer simultanément le sort Avada Kedavra.

─ Ce sort est difficile à lancer, intervint Maugrey d’une voix grave. Il faut être un bon sorcier. Mais il nécessite aussi d’avoir beaucoup de haine en soi, et avoir envie de tuer. Il faut s’entraîner pour lancer  ce sort. C’est pourquoi nous devons dès aujourd’hui définir qui doit s’entraîner pour ce sort. Les autres doivent continuer l’entraînement pour se battre contre les Mangemorts.

─ Moi je suis volontaire, dit précipitamment Harry.

─ Je sais, sourit Maugrey. Je ne m’attendais pas à ce que tu refuses de tuer l’homme qui a tué tes parents. Tu seras avec moi. Ensuite, je pense que Lupin nous aidera aussi, et…

─ Nous aussi, on est volontaire, s’exclama Ron en parlant d’Hermione et de lui-même.

─ Très bien, je comptais sur vous de toute façon.

─ Monsieur, dit une petite voix. Dobby serait honoré de faire partie du groupe qui veut défier Vous-Savez-Qui. Les pouvoirs magiques des elfes sont puissants.

Maugrey parut étonné, puis sembla satisfait.

─ En effet, les pouvoirs magiques des elfes sont très puissants. Tu nous seras très utiles, Dobby.

Dobby fit de grands yeux ronds et son sourire alla jusqu’à ses grandes oreilles.

─ Oh, merci Monsieur. Dobby est enchanté que l’on fasse confiance à un elfe de maison pour une mission aussi importante.

─ Alastor, je pense que je dois en faire partie aussi, dit le professeur McGonagall, d’un ton de reproche.

─ Non, répondit Maugrey en souriant. Je pense que nous devons aussi garder des professeurs pour diriger le combat contre les Mangemorts. Etes-vous d’accord ?

─ Oui, c’est vrai, mais qui sera le septième à combattre Voldemort ?

─ Moi, je veux en faire partie, dit une voix forte que l’on ne reconnaissait pas.

Tout le monde se tourna vers Neville. Pour une fois, il semblait sûr de lui et déterminé et il n’avait pas bégayé.

─ Monsieur Londubat, répliqua McGonagall, surprise. Je ne sais pas si vous serez à la hauteur le jour J.

─ Je veux tuer Voldemort, et j’ai de la haine envers lui, beaucoup de haine. C’est à cause de lui si mes parents sont à Ste Mangouste. Et c’est de sa faute si Luna est morte. Le professeur Maugrey vient de dire que pour lancer l’Avada Kedavra, il fallait de la haine et l’envie de tuer. Je les ai tous les deux.

─ Il faut aussi être un bon sorcier, ajouta McGonagall.

 ─ Neville a beaucoup progressé, intervint Hermione.

─ C’est vrai, appuya Harry. Grâce aux cours de l’A.D., Neville réussit tous les sorts. Ils sont juste un peu moins puissants que ceux d’Hermione, ou les miens, mais il se débrouille très bien.

─ Il fait partie des meilleurs, rajouta Hermione.

─ Et il mérite d’être avec nous, dit Ron. Il a beaucoup travaillé.

Tous ces compliments venant d’Harry, qui a manqué son dernier match de Quidditch par sa faute, et de la meilleure élève de Poudlard, firent rougir Neville.

─ Neville est le septième, déclara Maugrey d’un ton solennel. Il a sa place avec nous.

Maugrey regarda le professeur McGonagall qui approuva d’un signe de tête.

─ Nous commencerons donc l’entraînement demain, conclut Maugrey. Au revoir.

Les élèves regagnèrent leurs dortoirs respectifs.

─ Merci à tous les trois, dit Neville à Harry, Ron et Hermione lorsqu’ils furent dans la salle commune de Gryffondor.

─ Tu le mérites vraiment, lui répondit Hermione. C’est vrai, tu as réalisé d’énormes progrès cette année.

─ Tu as même lancé un sort puissant sur Harry, dit Ron.

─ Et puis tu es l’une des personnes ayant le plus souffert de Voldemort.

  

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25

L’Atout d’Hermione

   
L

a semaine s’était écoulée dans une ambiance très triste mais petit à petit, les élèves et les professeurs commençaient à retrouver le moral. Un matin, au petit déjeuner, Harry et Ron furent surpris de voir qu’Hermione paraissait excitée.

            ─ Que t’arrive-t-il, Hermione ? demanda Ron curieux.

            ─ Oh, rien, dit Hermione qui ne put s’empêche de sourire.

            ─ Tu as l’air contente, dit Harry d’un ton soupçonneux.

            ─ Il n’y a rien de spécial pourtant, répondit Hermione, qui mentait bien mal. Venez, nous allons être en retard pour le cours.

            ─ Tiens ! C’est ton hibou, s’exclama Ron.

            ─ Oui, c’est étrange, ce n’est pas l’heure du courrier, remarqua Hermione.

            Le hibou vint atterrir sur la table à côté du bol d’Hermione. Celle-ci détacha le colis que son hibou lui avait apporté.

            ─ Waouh ! Mes parents m’ont envoyé le livre « Formation et Bases pour devenir un bon Auror ». C’est le livre dont je rêvais.

            ─ C’est pour cela que tu étais excitée ? demanda Harry.

            ─ Non…heu…oui, répondit finalement Hermione.

            ─ Tu veux devenir Auror ? lui demanda Ron.

            ─ Oui, j’aimerais beaucoup, ce métier est fascinant.

            ─ Moi aussi, je voudrai être Auror, mais c’est très difficile, dit Ron visiblement résigné.

            ─ Vite, je vais être en retard ! s’exclama Hermione en se levant.

            Hermione se dirigea en cours d’arithmancie. Harry et Ron allèrent travailler à la bibliothèque. Ils n’avaient pas cours de la matinée et Hermione avait quatre heures d’arithmancie. Mais vers dix heures, ils la virent entrer dans la bibliothèque et les rejoignit, une grande pile de livres dans les mains.

─ Le professeur d’arithmancie m’a dit que j’étais en avance sur les autres élèves et m’a prêtée ses propres livres. Ils ont été écrits par de célèbres sorciers.

─ C’est ton jour de chance aujourd’hui, dit Ron.

─ C’est une bonne journée, en effet, répondit Hermione.

L’après-midi, en cours de défense contre les forces du Mal, Maugrey leur présenta un sorcier célèbre en ce domaine et ce fut lui qui leur fit le cours et leur parla du métier d’Auror. Hermione était ravie. Enfin, le soir, au dîner, le repas préféré d’Hermione – escargots à la citrouille – fut servi. Cette fois-ci, il ne pouvait plus y avoir de doute.

─ Je vois que ta potion de Felix Felicis est au point, dit Harry avec un sourire.

─ Oui, vous avez vu la journée merveilleuse que j’ai passée. Cette potion est formidable. Et elle est parfaitement au point.

─ On va pouvoir annoncer la nouvelle à l’Ordre. C’est une excellente chose que la potion soit prête. On va pouvoir mettre au point un plan pour affronter Voldemort.

Le lendemain était prévue une réunion de l’Ordre regroupée avec celle de l’A.D. pour faire un bilan tous ensemble. Même le Ministre de la Magie, Scrimgeour assistait à la réunion. C’était donc le moment de leur annoncer l’excellente nouvelle. Mr Weasley, Bill et Charlie étaient présents ce jour là ainsi que les habituels présents ainsi que Mondingus et Tonks. Il ne manquait donc que Molly. Hermione ne put attendre que Maugrey salue tout le monde et leva la main.

─ Professeur Maugrey, j’ai quelque chose d’important à vous dire.

─ Allez-y, Miss Granger.

─ J’ai terminé la potion de Felix Felicis et elle fonctionne parfaitement, dit Hermione excitée.

─ Formidable ! s’exclama Maugrey. Vous avez réussi ! C’est fantastique ! On devrait vous donner les ASPIC de Potions pour avoir réussi à préparer une potion si compliquée. 

─ Je vous félicite, Miss Granger, dit le professeur McGonagall, impressionnée. Quelle quantité de potion avez-vous préparée ?

─ Il y en a suffisamment pour tous les membres de l’Ordre et de l’A.D.

─ Nous pouvons établir un plan pour détruire Voldemort, dit Maugrey avec un grand sourire.

─ Il faudrait isoler Voldemort de ses Mangemorts, proposa Arthur Weasley.

─ Oui, vous avez raison Arthur, approuva Maugrey. Et…

Mais il fut interrompu par quelqu’un qui frappa violemment à la porte. D’habitude, personne ne les dérangeait pendant les réunions. De plus, il fallait déjà connaître l’emplacement de cette salle et ceux qui étaient au courant se trouvaient présents dans la pièce.

─ Entrez, dit Maugrey, sur ses gardes.

Hagrid ouvrit brutalement la porte. Il était essoufflé et avait du mal à parler.

 ─ Les Mangemorts…ils sont dans la Forêt Interdite…ils sont très nombreux…ils s’apprêtent à attaquer Poudlard…C’est Firenze qui m’a prévenu.

Un sentiment de panique s’empara des membres.

─ Calmez-vous ! s’écria McGonagall d’un air terrifié.

Tous les élèves s’étaient levés et parlaient entre eux.

─ Silence ! hurla Maugrey.

A présent, plus personne ne parlait mais écoutait Maugrey.

─ Il semblerait que cette fois-ci, Voldemort ait décidé de se venger de la destruction de ses Horcruxes. Nous avons donc l’occasion de tuer Voldemort aujourd’hui. Harry, Ron, Hermione, Neville, Dobby, Remus et moi-même, nous devons rester à tout prix ensembles. Sinon, nous n’aurons aucune chance de détruire Voldemort. Le professeur McGonagall, Tonks et Mondingus devront rester à proximité au cas où il arriverait quelque chose à l’un de nous. Maintenant, est-ce que tous les membres de l’A.D. sont prêts à affronter les Mangemorts ?

Il y eu un grand « oui » dans la salle.

─ Ceux qui ne se sentent pas prêts doivent sortir maintenant ou restent jusqu’au bout, continua Maugrey.

Personne ne sortit, alors Maugrey se tourna vers McGonagall. Il parlait très rapidement et lui aussi était très inquiet.

─ Vous accompagnerez les membres de l’A.D. et combattrez les Mangemorts. Mais d’abord, prenons la potion de Miss Granger.

─ Elle est dans les cuisines, dit Hermione précipitamment.

─ Vite, allons-y, dit Maugrey. Nous en profiterons pour mettre les elfes au courant de la situation. Je pense qu’ils voudront venir avec nous. Monsieur le Ministre, je vous conseille de rester à l’abri dans le Château.

─ Alastor, c’est la pleine Lune aujourd’hui, dit Lupin. Les loups-garous que j’ai réussi à convaincre sont prêts à nous aider. Ils sont dans la Forêt. Ils ont sûrement vu les Mangemorts arriver. On pourra compter sur eux.

─ Parfait, s’exclama Maugrey !

Ils se dirigèrent tous vers les cuisines. Pendant ce temps, le professeur McGonagall passa dans les salles communes et ordonna à Rusard d’envoyer tous les élèves dans leurs dortoirs respectifs. Scrimgeour aida Rusard à faire le tour du château. Dans la cuisine, tout le monde prit un verre de potion. Celle-ci était contenue dans une vingtaine de chaudrons. Trois d’entre eux étaient au point.

─ Venez, nous devons y aller, déclara Maugrey, excité. Il est temps d’en finir. Ceux qui doivent détruire Voldemort restent dans le château prêts à en sortir. On sait que c’est Harry que Voldemort veut pour respecter la prophétie. Donc il viendra à nous. Nous ne devons pas prendre de risque en le cherchant. Je viendrai vous chercher pour vous mettre  au courant de la façon de détruire Voldemort.

─ Attendez ! s’écria Ron. Prenez une oreille à rallonges. Il m’en reste une.

Ron sortit l’objet de sa poche.

─ Nous en tiendrons un bout ici et vous pourrez nous parler de dehors. Par contre, nous ne pourrons pas répondre.

─ D’où vient cet objet ? demanda Maugrey, curieux.

─ Ce sont Fred et George qui me les ont donnés, répondit Ron.

Maugrey sortit, suivit des professeurs, des membres de l’A.D. et des elfes.

─ J’ai peur, dit Hermione, peur qu’il leur arrive quelque chose.

─ Nous avons bu la potion, la rassura Harry.

─ Oui, mais la potion n’est pas efficace face à Voldemort et Rogue. Et puis j’ai peut-être raté quelques étapes de la préparation de la potion. C’est la première fois que je réalisais une telle potion.

Neville paraissait terrorisé, mais semblait déterminé à se battre. Dobby, lui, restait à côté de Harry, et semblait heureux d’avoir un rôle si important à jouer. Harry sortit la carte du Maraudeur de sa poche, et l’examina.

─ Les Mangemorts s’approchent du château. Ils sont déjà en train de se battre contre les loups-garous et les Centaures. Et, l’A.D. se rapprochent très rapidement d’eux. Ils essaient de les encercler. Voldemort, Rogue et Malefoy se tiennent un peu l’écart. Ils ont sûrement un autre plan en tête.

Harry, comme Maugrey, était impatient de se battre contre Voldemort. Bien sûr, il avait très peur de ne pas réussir et il était plus inquiet pour ses amis que pour lui-même. Il était terrorisé à l’idée que pendant le combat, Voldemort ne tue Ron ou Hermione, ou Neville. Les membres de l’A.D. courraient un grand danger aussi. Harry voulait tuer Voldemort depuis qu’il appartenait au monde des sorciers. Mais il éprouvait autant de haine envers Rogue. Ce soir, il voulait se venger des deux responsables de la mort de ses parents. Et il y avait aussi Queudver et Malefoy…Soudain, un grand bruit provenant du parc les fit sursauter. Dehors, le combat commençait. Lupin ouvrit la porte et ils virent des lumières rouges, vertes, bleues et jaunes jaillirent en tout sens. Dans le ciel, flottait la marque des Ténèbres.

─ C’est terrifiant, murmura Neville, qui tremblait.

─ Surtout, concentrez-vous bien sur votre sort et sur la haine que vous éprouvez face à Voldemort, leur dit Lupin d’une voix mal assurée.

─ Professeur Lupin ? demanda Ron. Puisque seul Harry intéresse Voldemort, nous devrions peut-être lui tendre un piège ?

─ Comment ça ? Vous avez une idée ? demanda Lupin intéressé.

─ On pourrait faire croire à Voldemort que Harry est sans protection et qu’on ne veut pas le tuer, ou lui faire croire qu’on ne sait pas comment le tuer. On pourrait se cacher dans la salle et attendre que Voldemort arrive.

Lupin réfléchit quelques instants et sourit.

─ C’est une bonne idée, dit-il alors. Mais se cacher n’est pas si évident. Voldemort ne se laissera pas berner par une simple cachette dans un placard ou sous une table.

─ On peut utiliser le sortilège d’illucinum ! s’exclama Hermione. Je peux nous faire disparaître.

─ Cela demande une énorme concentration, dit Lupin pessimiste. Qui sait lancer ce sort correctement ?

─ Seuls Harry et Hermione levèrent la main.

─ Avec moi, cela fait trois, remarqua Lupin. Mais Harry doit rester visible et garder toute son attention sur l’arrivée de Voldemort. Hermione, nous devons donner l’illusion que nous-même ne sommes pas présents. C’est cela le plus difficile. Hermione, tu rendras invisible Ron ainsi que toi-même. Moi, je m’occuperai  de Neville et de Dobby. J’espère que tu réussiras, c’est très compliqué, mais je te fais confiance.

─ Espérons que Maugrey revienne avant que Voldemort n’arrive, dit Harry.

─ On peut faire confiance à Maugrey pour ne pas faire échouer la mission, déclara Lupin d’un ton grave. Hermione, es-tu prête ?

─ Oui. Allons-y, répondit-elle en sortant le flacon de potion qu’elle avait produite en cours de Potions. Illucinum.

Ron et elle-même disparurent instantanément.

─ Bravo, Hermione ! s’exclamèrent en cœur Harry et Lupin.

Celui-ci se fit disparaître à son tour ainsi que Neville et Dobby.

─ Maintenant, nous attendons en silence que Maugrey revienne, chuchota Lupin. Surtout, Hermione, tu restes extrêmement concentré sur ton sortilège. J’essaierai de ne plus parler car pour moi aussi, il est difficile de réaliser ce sortilège sur trois personnes.

L’attente fut pénible. Personne ne se voyait, ils ne devaient pas parler et on entendait les bruits du combat au-dehors. Soudain, Ron vint troubler le silence.

─ Maugrey dit qu’il arrive, chuchota-t-il. Il vient de me dire que Voldemort se dirige vers le château…E il est accompagné de Rogue et de Malefoy.

Peu de temps après, l’immense porte d’entrée de la Grande Salle s’ouvrit. Maugrey apparut et fut surpris de trouver Harry seul.

─ Nous sommes tous ici, dit Harry à voix basse. Hermione et le professeur Lupin ont utilisé le sortilège d’Illucinum pour nous rendre invisible. Ils doivent se concentrer le plus possible, donc ils ne veulent pas parler.

─ Très bien, dit Maugrey. Je vais me rendre invisible à mon tour.

Un instant après, lui aussi était invisible. Harry lui expliqua la situation et leur plan.

─ C’est une bonne idée d’avoir pensé à ce sortilège pour se rendre invisible, remarqua Maugrey. Hermione, veux-tu que je m’occupe de Ron ?

─ Non, ça va très bien maintenant, répondit Hermione, qui semblait essoufflée par l’effort.

─ Remus, vous êtes là ? demanda Maugrey.

─ Oui, tout va bien, je m’occupe de Dobby et de Neville.

Maugrey appela tout le monde pour être sûr qu’ils allaient tous bien et étaient bien présents.

─ Comment se passe le combat ? demanda Harry qui ne pouvait attendre plus longtemps pour poser cette question.

─ Le combat est acharné, mais nous auront le temps de nous en occuper plus tard, répondit Maugrey d’une voix grave. Nous devons nous concentrer sur Voldemort.

─ Mais…commença Harry.

─ Chut ! fit Lupin qui avait besoin de se concentrer. Voldemort n’est sûrement pas loin.

Ils se remirent donc à attendre dans le silence de la Grande Salle, mais au milieu des bruits du combat. Harry avait une énorme boule dans le ventre et il se dit qu’il devait en être de même pour Ron et Hermione. Il n’osait même pas imaginer dans quel état devait se trouver Neville. Dobby devait être excité et fier. Tout à coup, un grand bruit dans la Grande Salle les fit tous sursauter. La grande porte d’entrée venait d’exploser. Voldemort entra, suivi de Rogue et de Malefoy. Harry sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Il était excité à l’idée d’en finir avec Voldemort. En voyant Rogue, il se rendit compte qu’il le détestait peut-être encore plus que Voldemort. Mais il avait aussi très peur de ses pouvoirs. De plus, la tâche se compliquait à cause des présences de Rogue et de Malefoy. Il serait beaucoup plus difficile de lancer les sept « Avada Kedavra » simultanément avec la présence de Rogue.

─ Harry Potter ! s’exclama Voldemort, de sa voix arrogante. Je ne pensais pas te trouver seul. La tâche s’annonce encore plus facile que prévue. Je m’attendais à une armée pour te protéger. Mais apparemment, tous tes amis se battent dehors et ont cru pouvoir m’empêcher de rentrer ici…Ridicule.

Voldemort parlait d’une voix arrogante qui énervait Harry. Malefoy se tenait juste entre Voldemort et Rogue qui arborait un sourire narquois.

─ Alors, Potter, commença Rogue de sa voix froide. Nous allons voir si vous avez fait des progrès en combat cette année. Mais j’en doute. Vous êtes plus intéressé par le Quidditch. C’est sûrement pour cela que Slughorn est mort. Il a dû souffrir. Le sortilège du « Sectumsempra » est terrible.

─ TAISEZ-VOUS ! hurla Harry, qui tremblait. Vous allez payer pour tout ce que vous avez fait, Rogue. Dumbledore avait fait erreur sur vous mais j’ai toujours su que vous n’étiez qu’un lâche. Et je vous détruirai.

Malefoy, qui n’avait pas encore parlé s’avança d’un pas vers Harry, qui remarqua que Drago avait le teint très pâle comme s’il était malade. Il devait probablement être terrifié. Pourtant, pensa Harry, Malefoy avait moins de raison que lui d’avoir peur.

─ Alors, Potter, qu’est-ce qui est arrivé à Luna ? demanda Malefoy, d’un ton narquois. Neville va sûrement subir le même sort…à moins que ce ne soit déjà fait.

Harry sortit sa baguette et la pointa vers Malefoy.

─ Toi aussi, tu vas mourir ce soir. J’aurai dû me débarrasser de toi l’an passé. Tu te rappelles du sortilège de « Sectumsempra », tu…

─ SILENCE POTTER ! s’écria Voldemort…Tu t’occuperas d’eux plus tard si tu en as envie, ricana-t-il…Mais d’abord, comme le veut la prophétie, je vais te tuer.

─ C’est moi qui vais vous tuer, dit Harry à voix basse où l’on sentait la haine qu’il éprouvait face à Voldemort.

Voldemort éclata de rire.

─ A ce que je vois, tu es très mal parti. Seul Slughorn savait comment me tuer mais apparemment, il ne t’a pas dit comment faire.

Voldemort sortit sa baguette.

─ A TROIS, cria Harry. UN, DEUX,

Mais il ne prononça pas le chiffre « trois ». En effet, Ron, Hermione, Neville, Dobby, Maugrey et Lupin venait d’apparaître. Ils ne pouvaient pas se concentrer sur deux sorts aussi puissants à la fois. Voldemort eu un moment d’inquiétude. Harry le vit dans ses yeux. Rogue et Malefoy avait reculé. Les deux camps se trouvaient l’un en face de l’autre, les baguettes tendues. Voldemort reprit son attitude normale.

─ Finalement, Slughorn a dû vous dire comment me tuer. Je vois que vous être sept…

Voldemort sourit et les regarda les uns après les autres d’un air supérieur.

─ Mais vous ne savez pas quelque chose…En effet, l’un de vous ne pourra pas me tuer.

─ Rassure toi, dit Maugrey. On s’est bien entraîné.

─ Un elfe peut lancer le sortilège d’Avada Kedavra sur des animaux mais pas sur des humains.

Maugrey regarda Lupin d’un air très inquiet. A en juger par l’expression de Lupin, Harry, Ron et Hermione comprirent que Voldemort devait avoir raison. Cependant Ron se tourna vers Hermione comme pour l’inciter à parler. Il devait probablement s’attendre à ce qu’Hermione contredise Voldemort. Il n’était pas possible qu’Hermione n’ait jamais lu le fait qu’un elfe ne puisse pas jeter le sortilège de la mort sur un humain. Mais Hermione ne dit rien.

─ Dobby, est-ce que c’est vrai, demanda Lupin d’une voix tremblante.

─ Je ne sais pas Monsieur, répondit Dobby, apeuré. Jamais un elfe n’a tenté de tuer un Homme. C’est interdit. Dobby est confus.

─ Vous voyez, ricana Voldemort. Jamais un elfe n’a tué de personne.

─ C’est parce qu’ils n’ont jamais essayé, répliqua Maugrey en levant sa baguette.

─ Allez-y, tentez de me tuer. Je vous attends, bande d’ignorants. Vas-y Dobby.

Mais personne ne leva sa baguette. Ils étaient dominés par Voldemort.

─ Allez, Dobby, tu vas y arriver, s’exclama Harry qui ne supportait pas de se laisser ridiculiser par Voldemort. On lui jette le sort, tous.

Ils tendirent tous leur baguette vers Voldemort. Rogue sortit sa baguette et se tourna vers son maître.

─ Laisse-les faire ! Lui dit Voldemort sèchement.

Les sept membres de l’Ordre se trouvaient à seulement cinq mètres de Voldemort et attendaient l’ordre de Maugrey.

─ Arrête de trembler, Londubat, dit Malefoy d’une voix faussement joyeuse.

─ A trois ! s’écria Harry. Un, deux, trois !

Sept « Avada Kedavra » simultanés retentirent mais les étincelles jaillissant de la baguette de Dobby étaient comme bloquées par un bouclier autour de Voldemort. Celui-ci hurlait de rire. Harry bouillonnait de rage et regarda Malefoy. Celui-ci était extrêmement blanc. Il regardait Harry fixement. Celui-ci fit la même chose.

─ On recommence, dit Harry, quelques secondes plus tard à la stupéfaction de tout le monde.

─ Allons, Potter, ricana Rogue. Un échec ne vous suffit pas. Vous aimez vous rendre ridicule.

─ Vas-y, Harry. Je te laisse une nouvelle chance, dit Voldemort en riant.

Voldemort se délectait de la situation.

─ On réessaye, répéta gravement Harry.

─ Mais Harry, commença Maugrey.

─ Nous devons réessayer, intervint Hermione qui savait que Harry n’insistait pas sans raison.

─ O.K., répondit Maugrey. Préparez-vous. Dobby, concentre-toi au maximum. UN, DEUX, TROIS !

Une nouvelle fois, l’éclair provenant de la baguette de Dobby n’atteignit pas Voldemort. Mais celui-ci fut projeté à terre et sept jets de lumière sortirent de son corps. Il se tordait de douleur et hurlait. Sa souffrance dura une trentaine de secondes. Lorsque les jets de lumière cessèrent, Voldemort ne bougeait plus. Maugrey s’approcha et se pencha sur Voldemort.

─ Est-ce qu’il est mort ? murmura Hermione en tremblant.

Maugrey leva la tête et arbora un grand sourire.

─ Nous avons réussi ! VOLDEMORT EST MORT, cria Maugrey.

─ Enfin, nous sommes en libéré de ce monstre, dit Lupin…Mais où est passé Rogue ?

Ils regardèrent tous dans la salle et leurs regards s’arrêtèrent sur Malefoy. Il n’avait pas bougé et semblait soulagé.

Personne ne comprenait ce qui s’était passé

─ C’est grâce à Malefoy si nous avons réussi à tuer Voldemort, dit Harry.

Ils dévisagèrent tous Harry.

─ J’ai lu dans ses pensées et il m’a fait comprendre qu’il était prêt à s’allier à nous. C’est pour cela que je tenais à réessayer.

─ Je savais bien qu’il s’était passé quelque chose de spécial, appuya Hermione. Sinon, Harry n’aurait pas voulu tenter une nouvelle fois.

─ Pourquoi nous as-tu aidé ? demanda Maugrey qui n’en revenait pas.

Malefoy n’eut pas le temps de répondre.

─ Nous verrons ça plus tard, coupa Hermione. Nous devons aider les autres à combattre les Mangemorts. Peut-être que s’ils apprennent que leur maître est mort, ils se rendront.

─ Oui, dépêchons-nous ! s’exclama Harry.

Ils sortirent de la sale en courant.

─ Il faut rattraper ce lâche de Rogue ! cria Ron, essoufflé.

─ Je sais, répondit Harry qui ne pensait qu’à cela.

Dehors, la lutte continuait à faire rage. Des Mangemorts étaient étendus à terre mais aussi des élèves de Poudlard.

─ J’espère qu’ils ne sont pas morts, s’inquiéta Hermione.

Ils se mêlèrent au combat quelques instants mais Harry, Ron et Hermione continuaient d’avancer pour chercher Rogue.

─ Utilise la carte du Maraudeur ! s’exclama Hermione.

─ Ah oui, je n’y pensais plus, dit Harry en sortant la carte de sa poche.

Il sortit sa baguette pour éclairer la carte.

─ Ah ! Je l’ai repéré. Oh ! Il est avec Queudver ! Nous devons aller à droite sur environ cinquante mètres.

Ils se dirigèrent tous les trois vers Rogue et éliminèrent quelques Mangemorts qui se trouvaient sur leur passage.

─ Là ! Regardez ! s’exclama Ron. Rogue se bat contre Seamus, Dean et des elfes.

─ Et là-bas Queudver s’enfuit ! ajouta Hermione en brandissant sa baguette. Petrificus Totalus !

Queudver se retrouva immobilisé.

─ Waouh ! s’exclama Ron. Il était au moins à trente mètres !

─ Voilà une bonne chose de faite, dit Harry. Queudver mérite autant que Rogue et Voldemort d’être tué ou au moins de subir le baiser du Détraqueur.

─ Ce qui est encore pire, rectifia Hermione.

─ AAAHHH, cria un elfe touché par un sort jeté par Rogue.

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